Véritable volonté politique ou chimère électoraliste ?
15 Sep 2019
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L’entrepreneuriat des jeunes en Algérie

Véritable volonté politique ou chimère électoraliste ?

Par:  Réda Hadi
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Si la question de l’entrepreneuriat des jeunes en Algérie ne fait plus débat tant l’idée est acquise sur une population qui représente plus de la moitié des habitants du pays, la réalité est tout autre tant cette question reste le point nodal de la politique entreprise par les différents gouvernements qui se sont succédé. Il y a quelques années, l’Algérie a mis en place une politique de libéralisation fondée sur l’encouragement du privé basée sur l’encouragement des jeunes à entreprendre.


Par Réda Hadi 

Si les gouvernants ont toujours prôné que les jeunes représentent un vivier incontournable pour entreprendre et prendre la relève, les intéressés, quant à eux, dénoncent une incompréhension et trop de lenteurs administratives. Beaucoup soutiennent surtout que des mots aux actes le fossé est trop grand, et que c’est difficile d’entreprendre dans un contexte économique basé sur le népotisme et les relations. Beaucoup de jeunes dénoncent aussi une attitude paternaliste où l’innovation que peut apporter un jeune est mise de côté car elle ne rentre pas dans le moule de la gestion actuelle. Pourtant l’Algérie a mis en place tout un système d’aide à la création d’entreprises qui, dans certains cas, ont été détournées de leur essence. Des aides à la création d’emplois telles que, l’Anem, l’Andi, l’Ansej et les  incubateurs.

Pourrait-on créer une entreprise quand le chemin à parcourir répond plus à un parcours de combattant qu‘à celui d’un porteur de projet ? Il faut souligner surtout que restés longtemps dans l’ombre du secteur public, les entrepreneurs algériens ont vu du jour au lendemain leur situation transformée d’une «liberté surveillée» à une franchise totale et totalement dévoyée dans beaucoup de cas. Cela est d’autant plus vrai que les jeunes ont d’immenses difficultés à se frayer leur chemin. Pourtant, en dépit de grandes difficultés, certains jeunes ont pu prouver que la réussite est possible et d’autres se sont même fait connaître à l étranger.

Depuis quelques années, l’espoir que porte ce vivier de futurs entrepreneurs est l’objet de toute l’attention pour promouvoir cette partie de la population et en faire de vrais entrepreneurs. Dans cette optique, la récente Conférence nationale sur les startups en Algérie a été une occasion pour les participants de souligner le rôle pivot que peuvent jouer les jeunes entrepreneurs porteurs de projets dans le développement de l'économie nationale, d'où les nombreuses mesures prises pour les accompagner et encourager leurs investissements. Dans ce contexte, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, a indiqué que l'élargissement de la sphère d'utilisation des nouvelles technologies et du numérique est un facteur déterminant dans la transformation économique, affirmant que "l'Algérie ne peut rester en marge de cette transformation". Il a ajouté que certaines initiatives de start-up de jeunes ont amené le gouvernement à engager une démarche d'encadrement à travers la loi relative au commerce électronique, adoptée en mai 2018, et la loi relative à la protection des données, adoptée en juin de la même année.

Point de départ d'un dialogue constructif, cette conférence vise la mise en place d'une stratégie nationale prospective à long terme garantissant à l'Algérie une place dans le concert des nations qui ont réussi dans l'utilisation des nouvelles technologies et en matière d'efficience économique. Soulignant l'importance de cette conférence à travers la consécration d'un climat de dialogue constructif entre les entreprises tous secteurs confondus et la réunion des compétences innovantes au niveau national dans les domaines des nouvelles technologies et du numérique, le ministre du Commerce a estimé que cette rencontre favorise un contrat de confiance entre les startups et les entreprises nationales.

Lors de cette rencontre, plusieurs mesures prises par le gouvernement ont été évoquées à l'instar de l'exonération des startups des différents impôts et taxes, le dégel des projets de jeunes notamment dans le Sud et l'octroi d'avantages aux startups en matière de commandes publiques à travers la révision du code des marchés publics.

Dernière modification le dimanche, 15 septembre 2019 20:29

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