Belhimer s’entoure de professionnels

Communication

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Coup de balai au secteur de la communication. Le nouveau ministre Amar Belhimer, en sa qualité de « vieux routier » de la presse, compte donner une nouvelle impulsion à ce métier, resté, des années durant, à la solde des charognards de tous bords.

Après avoir nommé ses proches collaborateurs, en l’occurrence Noureddine Khelassi et Larbi Ounoughi, le ministre imprégné de la situation du secteur compte apporter sa touche personnelle ; celle d’un professionnel qui avait entamé sa carrière au sein du creuset de la presse nationale : El Moudjahid.

Lors d’une tournée qui l’a mené, samedi dernier à la maison de la presse Tahar Djaout (place du 1er mai) et à la maison de la presse Abdelkader Safir de Kouba, le ministre de la Communication, porte-parole du Gouvernement, a annoncé le lancement de chantiers de « réforme globale », en associant les différents acteurs du domaine.

Des réformes, qui s’inscrivent dans le cadre des engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et qui seront axées sur « l’indépendance et la liberté de la presse dans le cadre du respect de la vie privée et de l’éthique et de la déontologie et du rejet de l’injure et de la diffamation », a fait savoir M. Belhimer. Affirmant que « la liberté et la responsabilité sont étroitement liées pour garantir une pratique paisible des libertés », le ministre de la Communication a précisé que les chantiers en question « obéiront au principe du dialogue qui sera participatif et inclusif ». « Ces chantiers coïncideront avec l’initiation d’un dialogue national dans le cadre de l’amendement de la Constitution qui donnera lieu à de nouvelles lois devant consacrer la pratique démocratique, dont les lois relatives au régime électoral, aux partis politiques, aux associations et à la presse », a-t-il poursuivi.

Il a affirmé, dans ce sens, que « les professionnels du secteur de la Communication ont une responsabilité particulière en matière de contribution efficace à la consécration des libertés dans un domaine vital, levier d’autres secteurs ».

Un objectif qui ne saurait être concrétisé que si les responsables en charge des organes publics changent leur conception de l’information, et que leurs journaux ne deviennent des bulletins de l’agence de presse officielle. Au moment où des dizaines de journalistes végètent à l’intérieur des salles de rédaction, se contentant de « tuer le temps ». Par ailleurs, selon le ministre, il s’agit en premier lieu de libérer la pratique journalistique de toute forme de censure et de monopole. Ce qui garantira « les conditions propices à un exercice libre et responsable de la profession journalistique », a estimé le ministre. Autre chantier de réforme est celui consistant à l’ »adaptation de la loi aux exigences de ce métier qui connaît un développement rapide », afin qu’il soit « au diapason de cette évolution aux plans législatif et professionnel ».

Les nouvelles nominations à la tête de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel, de la chaine de télévision publique et de la radio nationale, sont annonciatrice d’un changement de cap qualitatif, faisant de ces organes publics de véritables outils pour une véritable mission de servie public. 

La nomination de Mohamed Louber, ancien journaliste de la Radiodiffusion-Télévision Algérienne (RTA) et ancien directeur du quotidien El Moudjahid, M. Louber est enseignant à la faculté de droit d’Alger, vise à renforcer le secteur par des compétences nationales connues. D’autant plus que M Louber était entre 1982 et 2014, il était coordinateur des groupes de rédaction des quatre lois relatives à l’information et à la communication.

C’est en s’entourant d’autant de professionnel que M Belhimer va restituer le secteur à ses véritable titulaires. 

A.L

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