Benbouzid : « Aucune date n’est encore fixée»

Acquisition de vaccin anti-covid-19

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Par Zahir Radji

C’est le flou total. Aucune date n’est encore fixée par le gouvernement pour l’acquisition de vaccin anti-Covid-19, a indiqué hier le ministre la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid. 

 

Une annonce qui désavoue et contredit les déclarations des membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie coronavirus, en l’occurrence, le docteur Mohamed Bekkat Berkani et Dr Elias Akhamouk. Ces deux derniers avaient annoncé début de cette semaine que la vaccination débutera mi-janvier 2021 EN Algérie! 

S’exprimant hier sur les ondes de la radio nationale « Chaîne II», le ministre de la Santé a précisé que notre pays n’acquerrait aucun vaccin non approuvé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et qu’ «aucune date n’est encore fixée». «Les autorités n’achèteront aucun vaccin dont la mise sur le marché n’a pas été autorisée par l’OMS. Nous n’avons pas déclaré qu’il (vaccin) serait distribué au mois de janvier. Nous n’avons pris aucune mesure », a-t-il précisé. 

Par ailleurs, Abderrahmane Benbouzid a rappelé que la préparation d’un vaccin pouvait durer jusqu’à dix ans. Mais, selon lui, « nous sommes devant une situation urgente ». Toutefois, Benbouzid a souligné que l’Algérie suit tous les développements enregistrés en matière des nouveaux vaccins anti-Covid, qui ont été qualifiés comme «efficaces».

Il y a au moins 200 laboratoires qui travaillent sur le vaccin, et certaines parties disent qu’il sera distribué à partir de janvier. «Nous n’avons pas déclaré qu’il serait distribué à partir de janvier, nous n’avons pas encore pris de mesures», a-t-il affirmé.  «Lorsque nous se referons aux déclarations des experts, il est impossible que le vaccin soit disponible dans 6 mois», a précisé le ministre. Et d’ajouter que la période de préparation du vaccin s’étend de 5 à 10 ans.

«Le vaccin n’est pas une invention, après l’avoir préparé et vacciné les gens avec lui, ses symptômes apparaissent même après 6 mois, mais nous sommes dans une situation d’urgence», a-t-il ajouté. Sur un autre registre, le ministre a déclaré que tous les Algériens bénéficieraient de ce vaccin, tout en accordant la priorité notamment aux personnes âgées, aux malades chroniques, les staffs médicaux et les services de la Protection civile en contact direct avec la maladie. A propos des types de vaccins que l’Algérie choisira pour traiter sa population, le docteur Bekat Berkani avait observé qu’elle sera déterminée sur la base des dossiers scientifiques fournis par les laboratoires, des recommandations de l’OMS, « condition sine qua none », des instances de contrôle sanitaire Algériennes, que sont l’Agence nationale du médicament, l’Institut Pasteur et le Comité de lutte contre Covid 19, « qui ont leur mot à dire », concernant l’efficacité, la maniabilité et l’éventuelle toxicité de ces vaccins».

En tout état de cause, ajoute-t-il, et en attendant que des agréments soient délivrés aux types de vaccins appelés à être mis sur le marché, l’Algérie, pour sa part, ne choisira parmi ceux proposés, que celui « qui doit être le plus efficace, tout en n’étant pas trop cher et pas nocif, c’est-à-dire ne pas avoir d’effets secondaires graves ».

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