Créer des passerelles entre l’université et les administrations

Sétif, une ville intelligente

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Des participants aux travaux d’une rencontre sur «la ville algérienne, entre réalité et transformations», organisée mardi à l’université Sétif 1, ont souligné la nécessité de créer des passerelles interactives et un réel partenariat entre l’université et les différentes administrations et institutions pour développer la ville et mettre en œuvre le concept de ville intelligente. A ce propos, l’expert en médias et communication, Younès Guerar, a appelé, lors de cette rencontre tenue à l’initiative du club scientifique «Territoire du futur» relevant de l’Institut d’architecture et des sciences de la terre de l’université Sétif 1, à «se rapprocher des compétences du pays, dans les universités, les laboratoires et les instituts en vue de profiter de leurs expériences dans le domaine». 

Le même expert a également relevé la nécessité de «s’appuyer sur des projets de terrain répondant aux préoccupations des citoyens et susceptibles de constituer de véritables solutions à leurs problèmes quotidiens», précisant que «ces projets doivent être concis et réalisés dans des espaces réduits, mais ayant un impact majeur sur les villes et les citoyens». Le même interlocuteur a également appelé à la mise en œuvre de projets expérimentaux en relation avec la gestion intelligente de l’énergie, l’eau, l’environnement, les transports et autres problèmes que doivent résoudre les communes et les villes actuellement, eu égard à l’évolution enregistrée dans ce domaine. 

Pour sa part, l’expert international en système d’information, le professeur Youcef Mentalecheta, a estimé que «les villes d’aujourd’hui se sont transformées en immenses parkings pour les véhicules, au moment où la ville devrait représenter un espace de vie pour les citoyens dans toutes ses dimensions». 

Dans une conférence intitulée «La commune et les nouvelles technologies», le professeur Mentalecheta a ajouté que les technologies modernes sont devenues une nécessité pour améliorer et faciliter la vie des citoyens et permettre la réalisation des «transformations majeures» des villes. 

Cette rencontre vise à mettre en exergue la réalité des villes algériennes et les transformations dont elles ont fait l’objet ces dernières années et l’impact des récentes décisions administratives, notamment le nouveau découpage administratif, sur le développement des villes du Sud et des Hauts -Plateaux, à travers un riche débat entre professeurs d’université et étudiants, a fait savoir Amine Achouri, président du club scientifique Territoire du futur. Plusieurs professeurs et chercheurs venus de nombreuses universités du pays, telles que Sétif, Constantine, Alger, Oum El-Bouaghi, Blida et d’autres acteurs représentant les directions de l’urbanisme et de la construction, de l’environnement, du tourisme et des transports notamment, ont pris part à cette rencontre. De nombreux sujets ont été abordés à l’occasion, à l’instar des plans d’occupation des sols (POS) et leur rôle dans le développement, l’usage du trottoir dans la ville algérienne et la gouvernance locale et le développement.

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