«De larges réformes seront engagées»

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Le Dr Mourad Arroudj, candidat à la présidentielle  

Le président du parti «Errafah», le docteur Mourad Arroudj, a estimé, hier à Alger, que l’élection présidentielle du 12 décembre prochain est l’unique issue pour la sortie de crise politique et économique qui prévaut dans notre pays.


Par Zahir R.

Le postulant à la présidentielle  pour ce rendez-vous électoral, qui s’exprimait lors de son passage au forum d’«El Wassat», a affirmé que son parti soutient l’organisation de l’élection présidentielle dans son délai fixé, tout en appelant à une forte participation des Algériens afin de faire barrage à la fraude. Dans ce cadre, il a affiché sa satisfaction quant aux mesures de garantie présentées par l’Instance nationale des élections et également par l’Armée nationale populaire. 

Indiquant que le «Hirak» est un acquis pour l’Algérie, du fait qu’il a fait avorter le cinquième mandat et permis la libération du pays des mains de la «bande», dont ses acteurs sont incarcérés dans la prison d’El Harrach, le Dr Mourad Arroudj a salué au passage l’acte pacifique de ce mouvement populaire, tout en souhaitant la poursuite de la mobilisation à l’avenir,. 

Concernant son programme présidentiel, le candidat s’est engagé à l’ouverture de plusieurs chantiers, notamment la révision de la Constitution et l’engagement de réformes idoines dans chaque secteur (santé, éducation, et autres). 

«De larges consultations seront tenues avec la participation de toutes les franges de la société pour la révision de la Constitution actuelle. Nous comptons s’inspirer des Constitutions modèles des autres pays pour enrichir la nôtre», a-t-il promis. Et d’ajouter : «Nous allons accorder à chaque dossier le temps nécessaire pour son traitement et trouver des solutions définitives pour les problèmes et obstacles qui traînent depuis des années. On veut mettre fin à la politique de bricolage qui perdure depuis des années». 

Le Dr Mourad Arroudj a appelé les syndicats des différents secteurs, en particulier les enseignants du primaire et juges, à surseoir à tout mouvement de protestation et d’attendre l’organisation de l’élection présidentielle prochaine. «Je vous promets de prendre en considération toutes les doléances et de les concrétiser sur le terrain, si je serais élu président. L’enseignant aura un traitement spécifique dans notre programme, à travers l’augmentation de son salaire, un logement décent et un respect. Ce sont eux l’avenir», s’est-il engagé. Questionné, par ailleurs, sur les mesures urgentes à prendre pour redresser la barre de notre situation économique, le candidat Arroudj a fait savoir que le problème en Algérie réside dans la mauvaise gestion et la bureaucratie qui freine toute initiative.

Catégorique sur ce point, il a indiqué : «Nous n’avons pas de problème financier en Algérie, en revanche, nous souffrons d’une mauvaise gestion de l’argent public. Des sommes colossales sont gaspillées annuellement, sans toutefois assurer un service de qualité. Dans notre programme, on s’attaquera en urgence au réajustement des dépenses publiques. Les salaires des ministres, des députés seront en effet revus à la baisse, suivie par la suppression des avantages accordés pour ces derniers».

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