De nouvelles règles dès juillet

Industrie automobile

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Par Essaïd Wakli

L’Industrie automobile ne trouve toujours pas ses marques. Des mois après avoir décidé d’arrêter le montage des kits CKD/SKD, le gouvernement entame une nouvelle étape. Les nouvelles règles régissant le secteur entreront en vigueur dès juillet.

 

Le ministre de l’industrie, Ferhat Aït-Ali Braham, a, en effet, annoncé que le nouveau cahier des charges régissant le secteur automobile sera prêt dès le mois de juillet prochain. Sans aller dans le détail, le ministre a indiqué que le nouveau texte aura pour tâche entre autres de différencier entre les investissements étrangers à 100% (puisque la règle 51/49% ne concerne plus  cette filière), les investissements des Algériens en partenariat avec des  étrangers et les investissements algériens, avec un régime spécifique pour  chacun. «Il peut y avoir des tentatives d’industrialisation à petite échelle pour des modèles low cost qui seront initiés un jour par des Algériens. Ce n’est pas la mer à boire, surtout pour certains segments de véhicules», affirme le ministre. Le nouveau cahier des charges priorise les véhicules utilitaires, vu leur potentiel en matière d’intégration nationale. «Pour l’utilitaire, on peut l’intégrer en Algérie jusqu’à 60%. Nous allons donc donner la priorité à ce type de véhicules qui comprend même les tracteurs, les camions semi-remorques et les bulldozers et nous n’allons pas appliquer les mêmes clauses contraignantes du véhicule touristique». Mais la régulation industrielle ne suffira pas. Le ministère du Commerce veut également avoir son mot à dire concernant la commercialisation des voitures. Ainsi, Kamel Rezig a souligné, jeudi, que le ministère du Commerce œuvrait, dans le cadre de ses prérogatives et selon les moyens disponibles, en coordination permanente avec tous les secteurs et les services concernés par l’industrie automobile, afin de contribuer efficacement à l’organisation et l’encadrement de cette activité pour le bien-être du citoyen et pour collaborer à la concrétisation du décollage économique, objectif suprême du gouvernement. Il a rappelé que la politique de montage automobile, adoptée auparavant par l’Algérie sous la forme (CKD-SKD), n’a pas réalisé ses objectifs économiques escomptés, entraînant en revanche l’augmentation de la valeur des importations des kits de pièces destinés aux opérations de montage et des prix des véhicules assemblés localement.

Pour le ministre, cette politique a causé des pertes fiscales considérables au Trésor public, outre le mécontentement des consommateurs vis-à-vis de certains véhicules, ainsi que les pratiques de monopole de certains monteurs de véhicules. C’est pour cela que le gouvernement a autorisé, dans la loi de finances 2020, les citoyens à importer de façon individuelle et à usage personnel, les véhicules de moins de trois ans, à charge de respecter certaines conditions et clauses techniques en fonction de l’intérêt suprême de l’économie nationale.

Après une expérience de quelques années, les autorités ont décidé de cesser l’activité du montage automobile. Un nouveau cahier des charges va être appliqué dès l’été prochain. En attendant, les industriels restent dans le flou.

 

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