«Désaccord » entre l’Espagne et l’Algérie

Frontière maritime

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La frontière maritime entre l’Algérie et l’Espagne fait l’objet d’ne polémique entre les deux pays. En effet, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha Gonzalez Laya, a évoqué, vendredi, ce dossier. 

 

S’exprimant sur les ondes de la radio espagnole «Cadena Ser», la cheffe de la diplomatie espagnole, d’ailleurs attendue mercredi prochain à Alger,  a expliqué que «l’Algérie a décidé unilatéralement en avril 2018 d’une nouvelle délimitation de ses eaux territoriales en Méditerranée qui touche à l’archipel espagnol des Baléares ». Et d’ajouter que «dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a «répondu à cette prétention, car pour le moment, c’est une prétention algérienne», a fait savoir la ministre. Selon la ministre espagnole,  le droit maritime international stipule, que «quand tes eaux territoriales chevauchent celles de ton voisin, cela doit donner lieu à des négociations, et dans la pratique, ces négociations durent très longtemps», a-t-elle ajouté, expliquant que «ce que nous avons fait est d’exprimer notre désaccord pour obliger l’autre partie à démarrer une négociation. Et cette négociation, depuis 2018, n’a pas eu lieu», a-t-elle expliqué. Dans le même sujet, le quotidien El Pais, indique que le nouveau tracé englobe même l’île de la   Cabrera, située à une dizaine de kilomètres au sud de l’île de Majorque. 

A noter que «la question des frontières maritimes est également un sujet de désaccord entre l’Espagne et le Maroc, où Mme Gonzalez Laya s’est rendue fin janvier». Une confrontation entre les autorités algériennes et les autorités espagnoles se profile, et pour cause les frontières maritimes. Ce nouveau différend intervient quelques semaines après la contestation des autorités italiennes ayant accusé l’Algérie d’élargir ses frontières de sa zone économique exclusive (ZEE) en mer Méditerranée au détriment de la Sardaigne. Pour le moment, les autorités algériennes n’ont pas encore réagi à la déclaration de la cheffe de la diplomatie espagnole, préférant sans doute attendre la visite de cette dernière pour s’exprimer.

Par Arezki Louni

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