Dynamisation de la Bourse d’Alger : Pour plus de sociétés cotées

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Ce n’est pas la première fois que la bourse d’Alger suscite les critiques des spécialistes qui pointent de leurs doits cette institution sensée depuis sa création, être un moyen pour attirer les capitaux et les convoiter vers des projets rentables.

Hélas la performance modeste de cette institution crée depuis plus de 20 ans, persiste toujours du fait qu’elle ne compte que 5 valeurs cotées et ne pèse que 450 millions de dollars, selon certaines estimations. Le pays voisin, la Tunisie, dispose d’une capitalisation de 10 milliards de dollars.

Certes, cette institution n’a pas fait l’exception face à la crise économique et l’impact de la covid-19. Dans son bilan annuel, rendu public récemment, la seule institution boursière du pays a enregistré une forte baisse d’activité avec une valeur transigée globale enregistrée sur les différents marchés qui a atteint un montant de 19 682 398 023 DA, soit un recul de 42,56% . L’indice boursier DZAIRINDEX a enregistré quant à lui, une légère hausse de 0,93%, terminant ainsi à 1 527,433 points.

Même si ce résultat  est quelques part justifiable par rapport à la situation sanitaire exceptionnelle, cela n’explique pas toute la faiblesse d’une performance qui reste embryonnaire au point où les spécialistes la décrivent comme «un point noir » qui empêche l’activation des solutions de rechange capables de financer une bonne partie de l’économie nationale.

Abdelhakim BERRAH , Président de la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse , affirme qu’il faut élever le nombre des sociétés cotées à la bourse à au moins une vingtaine de sociétés au lieu des cinq qui existent actuellement.

Dans ce sillage, il propose au gouvernement d’ «ouvrir les capitaux des banques et des sociétés publiques en vue d’investir dans la bourse ainsi que la modernisation de la finance islamique pour l’introduire elle aussi dans la dynamique boursière ».

De son coté, l’expert financier Nabil Djomaa n’hésite pas à décrire la bourse d’Alger comme «un trou noir» , allusion à sa faible performance dans l’économie nationale. Il incombe également cette situation au fait qu’elle a été crée en vertu d’une décision « administrative » et non pas de manière «technique basée sur la contribution des experts».

« Au lieu de voir la bourse financer les entreprises à travers le mouvement des actions, on voit toujours que ce sont la banque centrale, les banques en générale et le ministère des finances qui alimentent les sociétés», ajoute –t- il également pour expliquer le décor controversé qui prévaut dans la scène économique algérienne.  Meriem Khemissa

Synthèse et traduction : Aziz.Latreche

 

 

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