Emirates enregistre un léger bénéfice

Malgré l’arrêt du transport aérien

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Par Essaïd Wakli

L’arrêt du transport aérien n’a pas impacté toutes les compagnies aériennes de la même manière. C’est le cas de la société émiratie, Emirates, qui annonce des bénéfices nets en recul par rapport à l’année précédente, mais le bénéfice est bien là. 

 

Selon un communiqué de la société dont nous détenons une copie, le bénéfice du Groupe Emirates, qui compte également la société Data, tel qu’il ressort du rapport annuel 2019-20 publié lundi, s’élève à 1,7 milliard AED (456 millions de dollars) pour l’exercice clos le 31 mars 2020, en retrait de 28% par rapport à l’année précédente. Le chiffre d’affaires du Groupe ressort à 104,0 milliards AED (28,3 milliards de dollars), en baisse de 5% par rapport à l’exercice précédent. La trésorerie du Groupe s’établit à 25,6 milliards AED (7,0 milliards de dollars), en hausse de 15% sur un an grâce principalement à une solide performance opérationnelle jusqu’en février 2020 et à la diminution des coûts de carburant par rapport à l’année précédente.

«Sur les 11 premiers mois de 2019-20, Emirates et Data ont réalisé une solide performance, plaçant le Groupe en bonne position d’atteindre ses objectifs. Toutefois, à partir de la mi-février, la situation a rapidement évolué à mesure que la pandémie du Covid-19 a balayé la planète. La demande de transport aérien a brusquement périclité sous l’impact des fermetures de frontières et des lourdes restrictions sur les voyages», a déclaré Son Altesse , Cheikh Ahmed bin Saeed Al Maktoum, président-directeur général d’Emirates Airline et du Groupe, ajoute la même source. «Même en l’absence de pandémie, notre secteur d’activité reste par nature vulnérable à une multitude de facteurs externes. «En 2019-20, la poursuite du renforcement du dollar américain contre les principales devises a érodé nos bénéfices à hauteur de 1,0 milliard AED, la demande mondiale de fret aérien est restée atone pendant la majeure partie de l’année et la concurrence sur nos marchés-clés s’est intensifiée», a ajouté le responsable.

Avant ces bénéficies, le groupe annonce qu’en 2019-20, il a collectivement investi 11,7 milliards AED (3,2 milliards de dollars) dans l’achat de nouveaux appareils et équipements, l’acquisition de sociétés, la construction d’installations modernes, les technologies les plus récentes et les initiatives en faveur du personnel. Ce montant est en retrait par rapport aux investissements record de l’année dernière, qui avaient atteint 14,6 milliards AED (3,9 milliards de dollars). Le Groupe a par ailleurs continué à soutenir des communautés, des actions pour l’environnement et des programmes d’incubation en termes de compétences et d’innovation qui soutiendront la croissance du secteur à l’avenir. Cela s’est matérialisé en novembre 2019, par une commande de 16 milliards de dollars pour 50 A350 XWB et une commande de 8,8 milliards de dollars pour 30 Boeing 787 Dreamliners. «Les premières livraisons attendues en 2023 viendront diversifier la flotte d’Emirates, conférant une flexibilité dans la mise en œuvre de son modèle de hub long courrier. Répondant aux impératifs de modernité et d’efficience qui président de longue date à notre stratégie, ces nouveaux appareils ramèneront une nouvelle fois l’âge moyen de notre flotte bien en deçà de la moyenne du secteur», indique-t-on encore.

Cependant, l’avènement de la pandémie du Covid-19 a freiné l’élan de la société. Les capacités totales d’Emirates en termes de transport de passagers et de fret ont diminué de 8% à 58,6 milliards de tonnes-kilomètres offertes (TKO) sous l’impact de la fermeture d’une piste à l’aéroport de Dubaï pour travaux et des restrictions liées au Covid-19, le gouvernement des Émirats arabes unis ayant décidé en mars 2020 de suspendre la totalité des vols de passagers, annonce l’entreprise. 

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