Faciliter l’investissement pour une meilleure performance socioéconomique

Faiblesses du mode d’organisation de l’économie nationale

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Deux grandes faiblesses en relation avec le mode d’organisation de l’économie nationale, qui sont le manque de protection des porteurs de projets d’investissement et l’irrégularité de la négociation salariale, ce qui donne une réalité loin de se positionner sur les pratiques en question à l’international. 

 

Malgré l’existence de textes juridiques théoriquement en faveur des investisseurs, rien n’a empêché des situations de passe-droit qui ont réduit des projets d’envergure nationale à néant, tant que les promoteurs en question n’ont pas adhéré aux exigences d’ordre politique, qui avait cette priorité pour laisser les gens investir, chose qui a pris en otage toute une économie, pourtant d’une faiblesse structurelle qui la met en situation de dépendance accrue vis-à-vis des approvisionnements nécessaires de l’étranger. 

Donc, et dans ce contexte, il n’a jamais été question de l’existence ou non de textes juridiques protégeant l’activité des investisseurs, mais plutôt le manque flagrant de la volonté politique pour aller dans la facilitation des actes d’investir et garantir les mêmes chances pour tous les opérateurs, qui a fait le tort d’un mode d’organisation loin des standards internationaux. Plus que ça, puisque la grande cagnotte qui a été enregistrée pendant au moins une dizaine d’années, en relation avec le niveau élevé des prix du pétrole jusqu’en 2013, a fait que l’Etat a fait aligner beaucoup d’opérateurs sur ses projets en relation avec les grands projets en relation avec la dépense publique, faisant perdre à l’économie des projets activant auparavant dans le domaine de la production.

Pour les nouveaux pouvoirs publics, il s’agira d’activer la médiation pour essayer de garantir un accès libre sur un marché en besoin d’encourager l’investissement et que ce genre d’intervention, qui aura à s’appuyer sur la compétence des hommes de loi, est en mesure de faire aligner le pays avec ce qui se fait en application des conventions internationales en la matière. 

Pour ce qui est de la deuxième faiblesse, en relation avec la négociation salariale, il est d’importance de remarquer que l’attitude des pouvoirs publics est restée figée sur une politique qui ne sort pas de la logique de freiner le développement de la masse salariale, en se référant aux difficultés structurelles que rencontrent les moyens financiers de l’Etat. Ainsi, au moment où l’Etat a fait barrage via sa dépense publique, à l’émergence d’une nouvelle économie plus rentable, il a empêché l’amélioration du niveau des revenus, chose qui a pris le salariat en otage, dans le sens où les salaires perçus sont loin de pouvoir garantir un meilleur pouvoir d’achat, et de là, l’Etat se retrouve dans une situation où il cherche après des solutions permettant de faire augmenter des salaires au moins en leur version nominale. Pourtant, la solution la plus valable est d’œuvrer à permettre la réalisation des projets dans la sphère réelle, loin de ce modèle étatiste qui a freiné et l’investissement et le niveau de vie des citoyens, pour revenir à une meilleure performance socioéconomique.

Par Abdelkader Mechdal

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