Fin de cavale pour Abdelmalek Drouk

Abattu vendredi au Mali

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Par Arezki Louni

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, a été abattu par les forces françaises dans le nord du Mali. 

 

C’est ce qu’a annoncé, vendredi la ministre française des Armées, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes. Droukdel a été tué jeudi à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit. «Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails. «Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le targui malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre. La France revendique également vendredi soir la capture d’un «cadre important de l’EIGS», le groupe djihadiste Etat islamique au Grand Sahara, rival du GSIM au Sahel. Une source proche du dossier a confié à l’AFP que quelque 500 djihadistes avaient été «neutralisés» (tués ou capturés) au Sahel ces derniers mois par les militaires français, dont plusieurs figures importantes : cadres religieux, commandants, recruteurs, logisticiens…La mort d’Abdelmalek Droudkal, grand nom d’Al-Qaïda, est un coup symbolique fort porté aux groupes terroristes. Isolé en Algérie, il avait malgré tout des capacités de financement des réseaux sahéliens et un véritable rôle de chef, bien que de plus en plus contesté, indique à l’AFP une source proche du dossier. Né en 1971 dans un quartier pauvre de la grande banlieue d’Alger, Abdelmalek Droukdel rejoint les Groupes islamiques armés (GIA) en 1993. A la fin des années 90, il participe à la fondation du GSPC algérien (Groupement salafiste pour la prédication et le combat). 

Elu en Algérie en 1999, le Président Abdelaziz Bouteflika réussit à convaincre la plupart des groupes armés de rendre les armes. Le GSPC, lui, refuse. Abdelmalek Droukdal décide alors de se rapprocher d’Al-Qaïda. Son affiliation à l’organisation terroriste d’Oussama ben Laden est confirmée en 2006. En janvier 2007, le GSPC est rebaptisé «Al-Qaïda pour le Maghreb islamique» (Aqmi). A partir d’octobre 2011, l’émir d’Aqmi cherche à élargir ses activités au Sahel. Il le fera par le biais d’Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, l’un des groupes qui prennent en 2012 le contrôle du Nord du Mali jusqu’au lancement en janvier 2013 d’une opération internationale pour les en chasser, France en tête. Avec la mort de Droukdel (parfois appelé aussi Droukdal), et également connu sous le nom d’Abou Moussaab Abdelouadoud, disparaît un pan entier de l’histoire du djihad africain. Né en 1971 à Zayane, un quartier pauvre de Meftah, une localité déshéritée de la grande banlieue d’Alger, Abdelmalek Droukdal fait des études scientifiques à Blida et rejoint en 1993 les Groupes islamiques armés (GIA), où il joue les experts en explosifs. Son mentor politique et militaire est le Jordanien Abou Moussaab Al-Zarkaoui, qui avait multiplié les attentats-suicides en Irak avant d’être tué par l’armée américaine en 2006. L’homme au visage rond dévoré par une barbe abondante et d’épais sourcils lui a même emprunté son nom de guerre, Abou Moussaab, en hommage à un compagnon du prophète Mohammed (QSSSL).

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