Garantir la durabilité de l’action publique est un souci majeur

Projets de rattrapage pour le développement local

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La mobilisation de quelque 180 milliards de dinars dans le cadre du fonds de solidarité des collectivités locales, pour aider à la relance du développement dans les localités connaissant un retard flagrant en matière de couverture en moyens de vie pour les citoyens, est une façon d’agir, héritée d’une réflexion qu’on peut considérer de restrictive, puisqu’elle aborde une question si sensible qui est la relance des projets publics, dans un contexte loin de la vision purement économique qui devrait guider les actions des commis de l’Etat.

 

C’est vrai que la somme considérée peut venir en aide dans une conjoncture de manque de moyens de financement de l’Etat, à des localités souffrant d’une mauvaise prise en charge des besoins des citoyens, mais cela ne peut en aucun cas nous faire oublier que ce genre d’intervention doit être l’œuvre de conseils spécialisés qui auront la capacité technique de faire aboutir les projets assignés selon des normes à même de faire sentir le changement qui doit s’opérer dans les localités concernées.

Dans ce cadre là, le changement attendu dans les attitudes en relation avec le développement local et régional doit nous faire sortir de ce mode d’intervention publique s’appuyant sur une administration locale en mal d’avoir les capacités techniques pour réaliser dans des normes bien précises, des projets qui doivent permettre un rattrapage réel en matière de développement local. C’est pourquoi, qu’il est impératif d’adopter une démarche qui associe l’argent public à l’efficacité technique de réalisation, chose qui peut échapper dans la phase actuelle de travail de rattrapage aux intervenants publics au niveau régional, et ne permettant pas d’obtenir les résultats attendus d’une telle intervention, surtout que les délais imposés par le président de la République sont très étroits ne dépassant pas une année.

Alors, est-ce qu’on ne demande pas trop à des administrations locales, qui ne sont pas dotées, on le sait bien, de moyens humains et matériels pour faire aboutir un souhait de voir des réalisations se concrétiser dans ces délais si courts, et si ce travail qui leur est confié ne sera pas un autre élément de ratage et de gaspillage des ressources publiques difficilement rassemblées. 

A partir de cette réalité, il faut relever ce besoin pressant que les pouvoirs publics dotent les régions de conseils spécialisés, de composante technique à permettre une intervention efficace dans la réalisation, c’est-à-dire d’arriver à économiser dans les moyens et dans le temps, avec cette garantie de mieux réaliser les projets publics programmés. Ce genre de démarche peut avoir l’appui des autorités centrales, le temps que les régions puissent s’organiser pour constituer dans le temps des instances regroupant l’administration locale, les opérateurs économiques, les compétences universitaires et bien sûr des bureaux d’études, et ce, dans un seul but qui est de permettre une meilleure utilisation de l’argent public, et de couverture des besoins selon un schéma assurant la durabilité de l’action au profit de la population.

Par Abdelkader Mechdal 

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