«Il n’y a pas d’autre issue que l’élection présidentielle»

Mohamed-Larbi Cherif au forum d'«El Wassat»

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Le colonel à la retraite Mohamed-Larbi Cherif, également expert en sécurité, a exprimé, lors de son passage au forum du journal «El Wassat», ses convictions quant à la réussite des élections présidentielles du 12 décembre 2019. Celui-ci affirme et haut et fort que le vote en perspective est essentiel pour ériger un nouvel Etat fort et démocratique, qualifiant le prochain scrutin de «nécessité absolue pour la sécurité nationale».

 

Après avoir tracé succinctement les causes de l’émergence du terrorisme en Algérie et de par le monde, Mohamed-Larbi Cherif a pris cause et fait pour le «Hirak». Ce mouvement se veut être la preuve de la volonté populaire, auquel il adhère pleinement. L’invité du forum a affirmé que l’Algérie se trouve aujourd’hui confrontée à de nombreux défis. Le plus important est que le pays est sans président élu, alors qu’il traverse une situation exceptionnelle et difficile qui nécessite la mobilisation de tous pour préserver la patrie et construire un Etat de droit que le peuple ne cesse de revendiquer.

Pour l’invité de ce forum, il n’y a pas d’autres solutions que ces élections. En effet, à l’issue de ce scrutin, la gouvernance politique va opérer sa mue car le futur président saura que la vox populi veille au grain. L’ancien officier supérieur considère que lorsque le peuple revendique des élections libres et transparentes, c’est parce qu’il est conscient de ce fait que c’est lui qui décidera quant à celui qui gouvernera, ce qui est en soi un revirement de 180 degrés, celui de donner la parole au peuple pour exprimer sa volonté.

C’est sans détour qu’il dira que «nous sommes aujourd’hui appelés à élire un président de la République, ce qui représente le début de la solution pour la transition démocratique et la construction d’un Etat fort avec ses institutions».

Pour Mohamed-Larbi Cherif, la période de transition, à laquelle appellent certaines parties, ne servira pas les intérêts de la nation, encore moins ceux du citoyen, et ses retombées seront négatives pour tous. Partant de ce constat, il précisera, à ce propos : «Nous avons déjà vécu cette expérience amère dans les années 90, et l’impact de celle-ci n’a fait qu’accroître l’ampleur de la corruption tout en encourageant le népotisme au sein du pouvoir».

«L’Algérie vit actuellement une situation exceptionnelle, à cheval entre la légitimité constitutionnelle et la légitimité populaire» a-t-il estimé.

Pour lui, dès lors que le corps électoral a été convoqué, les choses avancent dans le bon sens.

Revenant sur le mouvement de contestation, l’invité du journal déplore l’absence de l’émergence de figure(s) charismatique(s) au sein du «Harak», en soulignant qu’il aurait aimé voir une candidature d’un enfant de l’indépendance (post 62). La génération de remplacement en quelque sorte.

S’agissant de la légitimité des candidats en lice, Mohamed-Larbi Cherif désapprouve cette nuée de candidats, martelant que la campagne électorale nécessite de gros moyens, que seuls des partis politiques possèdent. Or seuls les candidats retenus disposent de la logistique nécessaire pour mener à bien cette campagne. 

C’est au peuple de se déterminer et de choisir son futur président.

Par Réda Hadi

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