Il y aurait deux Algériens blessés

Explosions survenues à Beyrouth

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Par Arezki Louni

La capitale libanaise Beyrouth a connu une véritable apocalypse, mardi dernier. Premier réflexe : y a-t-il des Algériens parmi les victimes ? «Aucun», rétorque le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. 

 

«Selon les informations en notre possession à cette heure (mardi soir), aucun ressortissant algérien ne figure parmi les victimes des explosions survenues le 4 août au port de Beyrouth», indique la même source, faisant état d’un ressortissant algérien légèrement blessé. Et d’ajouter «nous avons des informations, non encore confirmées à notre ambassade à Beyrouth par les services sanitaires libanais, concernant un autre ressortissant algérien qui se trouverait dans un des hôpitaux de Beyrouth». Voulant rassurer les familles des ressortissants algériens résidant à Beyrouth, le porte-parole du ministère des AE affirme que des contacts se poursuivent entre les services de l’ambassade et les autorités libanaises pour vérifier cette information et s’enquérir de l’impact de l’explosion sur les membres de notre communauté au Liban. Par ailleurs, les services de l’ambassade sont intervenus pour prêter assistance à deux ressortissants algériens dont les domiciles ont subi des dégâts matériels suite à cette explosion. «Mobilisée, notre ambassade est en contact permanent avec les membres de notre communauté pour toute demande d’aide en cette conjoncture difficile qui vit le Liban frère», a conclu le même responsable. Rappelons qu’une explosion d’une rare violence  a secoué dans l’après-midi du mardi 4 août, le port de la capitale libanaise, Beyrouth, ravageant une grande partie de la ville. Selon le dernier bilan de la Croix-Rouge libanaise, plus de 100 personnes ont été tuées et plus de 4 000 autres blessées. Le ministère de la Santé a fait état d’au moins 78 morts. Réuni en urgence, le Conseil supérieur de la Défense a déclaré que les déflagrations étaient dues à l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. Le nitrate d’ammonium, substance, qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, est un sel blanc et inodore utilisé comme base de nombreux engrais azotés sous forme de granulés, qui a causé plusieurs accidents industriels dont l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001. «C’est une catastrophe dans tous les sens du terme, a déploré le ministre libanais de la Santé, Hamad Hassan. Les hôpitaux de la capitale sont tous pleins de blessés.» Face à l’ampleur de cette catastrophe, qui touche en son cœur un pays au bord du gouffre, économiquement, le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a fait appel, mardi soir, à l’aide internationale. Hier matin, Beyrouth déclarée ville «sinistrée» s’est réveillée sous le choc dans un paysage apocalyptique. Les autorités ont déclaré un jour de deuil national. L’onde de choc a provoqué des destructions partielles ou totales de bâtiments, des incendies et d’innombrables dégâts dans toute la ville sur des kilomètres. «Près de la moitié de Beyrouth est détruite ou endommagée», a déclaré, hier, le gouverneur de la capitale, Marwan Abboud, estimant qu’entre 250 000 et 300 000 personnes se retrouvaient sans domicile.

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