Incompréhension institutionnelle

Relations université-entreprise en Algérie

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Concilier l’université avec le monde économique en Algérie reste problématique, tant que l’incompréhension des liens qui puissent associer les deux parties est toujours vive, malgré ce besoin pressant de ramener les nouvelles idées novatrices vers les entreprises et en profiter pour une meilleure intégration dans un marché concurrentiel.

Ce n’est pas de la théorie que de parler des idées qui doivent passer du monde de la recherche à celui de l’entreprise, en créant des passerelles entre les universités qui tiennent des domaines touchant les intérêts de l’économie, non seulement en assurant une formation de qualité pour la ressource humaine, qui aura la tache d’aider l’entreprise à atteindre ses objectifs et son maintien dans un marché ouvert à la compétition, mais aussi de produire des études pouvant aider aussi à la création de solutions en passe à faire face à l’évolution de la demande et à la transformation de la consommation. Tous les programmes de formation en exercice dans des pays développés, comme les anglo-saxonnes d’entre eux, font dans l’adoption des problèmes posés par les entreprises des sujets de recherches, avec une applicabilité des résultats sur le terrain, ce qui fait la force  des économies de ces pays, chose qui a inspiré d’autres pays à faire de même, surtout ceux émergeants.

En Algérie, on a eu une contradiction quant à la conception de la relation entre les deux sphères recherche-entreprise, du moins, ce qui a été enregistré comme déclarations de la part des tenants de la décision, même si les grandes orientations du programme présidentiel vont dans le sens de consolider la relation entre les deux parties, comme une solution aux problèmes qui entravent le développement économique du pays. C’est ce qui a été avancé par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui a pris la charge sur son département de faciliter l’introduction aux plateformes de recherche au profit des secteurs en besoin. 

Dans le cadre de cette approche, ont dû suivre la position du président du conseil national économique et social, qui avait fait des déclarations sur un plateau de la télévision publique, en se positionnant pour le retour à la politique suivie dans les années 1970, qui faisait que les entreprises économiques se dotaient de départements recherche-développement (RD), ce qui aura à suffire selon lui pour que les entreprises puissent s’adapter avec les changements qui s’opèrent sur le marché. Une approche qui nous renvoie à l’idée que le monde des entreprises n’a pas besoin de se lier au produit de la recherche universitaire, comme si le cas algérien est unique dans le monde, et que les pays qui réussissent leur développement et leur émergence, n’ont pas construit leurs résultats sur l’intelligence universitaire. Une relation difficile à construire dans un pays où on a pris l’habitude de travailler séparément, pourtant le besoin mutuel de s’associer pour le bien de l’économie nationale est une question en relation avec la sortie de crise qui fait perdre au pays sa capacité de se maintenir à un certain niveau, en passe de lui permettre l’amélioration de ses performances économiques.       

Abdelkader Mechdal    

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