La Bourse d’Alger perd de la valeur

Marchés financiers

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La Bourse d’Alger n’a pas fait exception face à la crise économique en cours. Dans son bilan annuel, rendu public en fin de semaine dernière, la seule institution boursière du pays a enregistré une forte baisse d’activité.

Ainsi, selon le document de la Société de gestion de la bourse des valeurs (SGBV), la valeur transigée globale enregistrée sur les différents marchés de la Bourse d’Alger a atteint un montant de 19 682 398 023 DA, soit un recul de 42,56%. Cependant, l’indice boursier DZAIRINDEX a enregistré une légère hausse de 0,93%, terminant ainsi à 1 527,433 points.

En effet, 44,26 milliards de DA représentent le montant de la capitalisation boursière, au 30 juin 2020, soit une diminution de 1,16% par rapport au premier janvier 2020.

A l’issue du premier semestre de l’année 2020, la capitalisation reste fortement concentrée sur le secteur de l’industrie pharmaceutique qui accapare 81,7% de la capitalisation. L’agroalimentaire, le secteur des assurances et l’hôtellerie, affichent à peu près des parts identiques, soit respectivement 4%, 6% et 9% de la capitalisation totale.

Concernant le volume transigé, 68 946 est le nombre de titres échangés pendant le premier semestre 2020, soit un recul de 52,45% par rapport au premier semestre 2019. Par ailleurs, 97 est le nombre de transactions réalisées, au premier semestre 2020, contre 275 enregistrées au premier semestre 2019, soit une variation baissière de 64,73%.

La Bourse d’Alger note dans son rapport que le premier semestre de l’année 2020 a été marqué par une crise sanitaire sans précédent, aussi bien par sa nature que par l’ampleur de ses conséquences. Un état d’urgence sanitaire a été déclenché par les autorités publiques pour lutter contre la propagation de la Covid-19.

La SGBV a pris des mesures préventives nécessaires, dès le début de cette crise, afin d’observer les consignes de distanciation sociale, mais également de maintenir l’activité et le fonctionnement du marché pour répondre aux besoins des investisseurs et des émetteurs. A cet effet, un réaménagement du calendrier des séances de cotation a été opéré, en concertation avec les acteurs concernés, pour permettre aux agents négociateurs représentant les IOB de se présenter au parquet de la Bourse, en vue de négocier les valeurs cotées, le dimanche uniquement de 9h30 à 11h15. A l’instar des différentes places financières, la Bourse d’Alger a été impactée par cette conjoncture particulière que vit le monde.

Pour l’instant, la Bourse d’Alger reste très peu active. Très peu d’entreprises y sont en effet cotées. Il s’agit de El-Aurassi, Saidal, Biopharm, Alliance Assurances. Une cinquième entreprise, NCA Rouiba, s’est retirée de la Bourse. Le compartiment des PME de la Bourse d’Alger ne compte qu’une seule entreprise cotée depuis le 12 Décembre 2018, en l’occurrence la société AOM Invest admise avec inscription directe suite au placement de 10% de son capital auprès d’investisseurs institutionnels. Deux autres PME ont fait une demande d’introduction le mois de juillet dernier. 

«Sur le marché obligataire institutionnel (hors bourse), il reste six emprunts obligataires : deux emprunts du Fonds national d’investissement (FNI) dont l’échéance est prévue en 2024, deux emprunts MLA dont les échéances sont prévues respectivement en 2020 et 2022, l’emprunt SNL dont l’échéance est prévue en 2020, et enfin l’emprunt SRH dont la date d’échéance est prévue en 2023», indique le rapport.

Par Essaïd Wakli

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