La Cnuced prévoit une récession des économies des pays pauvres

Commerce international

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Par Essaïd Wakli

Lorsque la Chine tousse, c’est le reste du monde qui a la fièvre. La baisse de la demande chinoise sur les matières premières va impacter profondément des économies des pays pauvres qui vont connaître une grande récession. 

 

C’est le constat que fait la conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced).

Dans un récent rapport, l’Organisation qui dépend de l’ONU estimait que les importations chinoises de matières premières devraient baisser à 33,1 milliards de dollars cette année, soit un recul de 46% par rapport aux prévisions initiales. Les pays en développement, dont les économies en sont fortement tributaires, devraient être particulièrement exposés aux impacts de cette baisse. Leurs exportations de produits de base vers l’empire du Milieu devraient chuter entre 2,9 et 7,9 milliards dollars

A cause de l’épidémie du Covid-19, plusieurs activités sont à l’arrêt. Cela a entraîné une baisse de la demande en produits de base en Chine (qui consomme un cinquième des exportations mondiales de ressources naturelles) interprétée par de nombreux analystes comme un signe de la crise économique qui pourrait suivre celle sanitaire cette année.

Selon le rapport, toutes les matières premières ne devraient pas être impactées de la même manière par cette baisse. Ainsi, ce sont essentiellement les produits énergétiques, miniers et céréaliers qui devraient le plus voir leurs exportations vers Pékin chuter. Les importations de gaz naturel liquéfié par exemple «pourraient chuter jusqu’à 10% en 2020, alors qu’on prévoyait une augmentation de 10% avant l’épidémie du Covid-19» alors que «les importations de blé devraient diminuer de 25%, soit deux fois plus qu’avant la crise».

Selon le rapport, toutes les matières premières ne devraient pas être impactées de la même manière par cette baisse. Les importations de gaz naturel liquéfié par exemple «pourraient chuter jusqu’à 10% en 2020, alors qu’on prévoyait une augmentation de 10% avant l’épidémie du Covid-19» tandis que «les importations de blé devraient diminuer de 25%, soit deux fois plus qu’avant la crise».

La situation n’est pas désespérée. Malgré la crise, certains produits de base devraient néanmoins voir leurs exportations vers la Chine augmenter. «Les importations chinoises de soja en provenance des pays en développement tributaires des produits de base, par exemple, devraient augmenter de 34%, soit 10 points de pourcentage de plus que les prévisions antérieures. De même, le taux de croissance annuel des importations de cuivre en provenance de ces pays devrait doubler, passant de 5,4% avant la pandémie à 11%», indique la Cnuced. Et d’ajouter : «alors que les grands exportateurs de gaz naturel vers la Chine, comme le Myanmar, pourraient voir leurs perspectives commerciales se détériorer en raison de la pandémie du coronavirus, d’autres pays comme la Guinée équatoriale pourraient voir une augmentation exponentielle par exemple, des exportations de bois».

 

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