La coopération énergétique en veilleuse

Algérie-Allemagne

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Par Arezki Louni

 

Trois jours après la participation d’une délégation de la Sonelgaz, dirigée par le PDG du Groupe, Chahar  Boulakhras, au 10e sommet de «Dii Desert Energy Leadership», tenu les 25 et 26 novembre à Berlin-qui est d’ailleurs passé inaperçu-  une «journée algéro-allemande de l’énergie» a été organisée jeudi à Alger. Deuxième du genre, cette rencontre a été couronnée par le lancement du premier réseau algérien de l’efficacité énergétique. Regroupant huit entreprises nationales privées et publiques, cette initiative pilote permettra à l’Agence pour l’utilisation et la rationalisation de l’énergie (Aprue) et à l’Agence de coopération allemande «Deutsche Gesellschaft fur internationale Zusammenabeit» (GIZ) d’accompagner les membres et de les responsabiliser en matière de gestion de l’énergie.  Il permettra, également, l’organisation de formations continues au profit des membres sur des thématiques liées à l’efficacité énergétique. A travers cette Journée, les deux pays s’adressent aux défis de la transition énergétique avec des concepts et des technologies innovants qui seront discutés en détail à cette occasion. Le partenariat énergétique algéro-allemand a été mis en place en 2015 à la suite d’une déclaration commune. Il dispose d’une structure d’appui au sein de la «Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH» (GIZ) à Alger et à Berlin, qui soutient le fonctionnement de cette coopération bilatérale et joue le rôle d’interlocuteur et de plateforme d’échanges. La rencontre a vu participation, pour la partie algérienne, des représentants de la Société nationale de l’électricité et du gaz, Sonelgaz, de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), de l’Agence nationale pour la rationalisation et l’utilisation de l’énergie (Aprue) et du Commissariat national aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique (Cerefe). La partie allemande, a été représentée, quant à elle, par des responsables d’instituts et d’entreprises allemands comme «Fraunhofer ISI», «Next Kraftwerke» et ABB. Cependant, au moment où l’on s’attendait à des résultats positifs de la rencontre de Berlin sur les énergies renouvelables, on se contente d’une coopération sur la rationalisation de l’utilisation de l’énergie. Au lieu de la relance du projet Desertec, on se retrouve plutôt face à un grand désert, en matière de projet de coopération d’envergure.

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