La démarche de Rezig porte ses fruits

Lait subventionné, marché des viandes, fruits et légumes

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Depuis son installation à la tête du ministère du Commerce, Kamel Rezig multiplie les rencontres avec les opérateurs du secteur. Eleveurs, organisations des consommateurs, producteurs de fruits et légumes se sont relayés au département du nouveau ministre. Une démarche concertée et réfléchie, qui commence à porter ses fruits. 

 

A commencer par le début de l’application des instructions visant à lutter contre la spéculation sur le lait subventionné. En effet, une tournée au niveau de certains points de vente de ce produit à Alger, nous a permis de constater de visu que les revendeurs qui d’habitude étaient les premiers à «pointer» ont littéralement disparu. Même les propriétaires de cafés, qui achetaient d’énormes quantités de lait, semblent avoir été dissuadés par les menaces du ministère de les soumettre à de lourdes sanctions. 

D’ailleurs, ces derniers utilisent du lait en carton au lieu du lait subventionné, en sachets. S’exprimant mardi sur la problématique des prix du lait, le ministre a mis l’accent sur «la détermination de ses services à appliquer la loi pour assurer la vente du lait avec ses prix codifiés», soulignant que le ministère a communiqué à la justice «les dépassements de certaines laiteries publiques et privées» en cette matière. Le ministre a annoncé, par ailleurs, l’élaboration d’un fichier national pour les unités de production de lait et les distributeurs, en vue de déceler les irrégularités et assurer la stabilité et l’équilibre du marché, ajoutant que le lait n’est pas commercialisé dans plus de 400 communes en raison de leur éloignement des unités de production.

Par ailleurs, le ministre du Commerce a annoncé, le lancement de concertations avec les différents intervenants et acteurs de la filière des viandes rouges, en vue d’arrêter «des prix raisonnables» à même de satisfaire tant les producteurs et les consommateurs, particulièrement pendant le prochain Ramadhan. Ayant fait l’objet d’une véritable levée de boucliers de la part des producteurs de viandes rouges, après avoir annoncé que son département envisage d’importer de la viande pour parer à la demande accrue lors du prochain mois du Ramadhan, M. Rezig met les producteurs devant leur responsabilité. D’abord assurer la disponibilité de viandes rouges et à des prix raisonnables. S’exprimant au terme d’une rencontre avec les représentants des éleveurs et des importateurs des viandes rouges, le ministre a fait état du «lancement de concertations avec les différents intervenants et acteurs de la filière de production des viandes rouges, y compris les éleveurs, les importateurs et les propriétaires des abattoirs et des chambres froides des différentes wilayas, et ce, en coordination avec les services du ministère de l’Agriculture pour étudier la disponibilité et les prix des viandes rouges». Le ministre a fait savoir qu’à partir de la semaine prochaine, des rencontres seront organisées avec l’ensemble des intervenants des différentes wilayas en vue de parvenir à arrêter des prix raisonnables à même de satisfaire les producteurs et les consommateurs, notamment durant le mois de Ramadhan prochain. 

Qualifiant la rencontre, à laquelle ont pris part les éleveurs de 18 wilayas, de «fructueuse», le ministre a souligné qu’elle a permis d’écouter les préoccupations des intervenants de la filière des viandes rouges et qu’elle était une occasion pour leur faire part des ambitions du ministère visant la régulation du marché. A ce propos, M. Rezig a indiqué que les prix supposés et appliqués «avaient pour origine un représentant d’une organisation d’éleveurs et non une proposition du ministère du Commerce». Répondant à une question sur l’importation des viandes, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Aïssa Bekkai, a affirmé que le recours à l’importation ne se fera pas au détriment du produit national», ajoutant que «l’importation des viandes ne se fera pas avant la réalisation d’une étude sur le volume de l’offre et de la demande et des modalités de convergence entre les deux, dans le but d’assurer la disponibilité du produit national à des prix qui soient à la portée du citoyen». 

Par Arezki Louni

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