La maitrise du chômage ne sera effective qu’à moyen terme

On s’attend à plus de chômeurs à la fin 2021

0 2 642

Malgré la perspective du retour à la croissance pour l’Algérie l’année prochaine, et ce selon les estimations du Fonds Monétaire International (FMI) qui prévoient une progression positive de l’économie de l’ordre de 3.2%, le maillon faible reste celui du chômage qui aura à progresser vers le haut en passant de 14.1% en fin 2020 à 14.3% l’année 2021, ce qui met de la pression sur les choix publics en matière des orientations à prendre pour minimiser les effets d’une telle progression.

A partir de ces chiffres, il faut remarquer que la perte en croissance déjà enregistrée l’année en cours, du niveau de 6.7%, est d’importance que toute tentative pour remédier à la situation de perte en création de la richesse et de l’emploi, ne pourra devenir effective que dans le moyen terme, c’est-à-dire le temps qu’il faut pour accumuler des résultats positifs et consolidés, dans le sens de donner la chance aux secteurs d’activité de revenir au bon sens de l’augmentation de la production pendant la période voulue, chose qui conditionne en fait l’amélioration attendue dans les résultats économiques et sociaux du pays.

Là aussi, il est indispensable de mettre en avant que l’expérience en relation avec la gestion du dossier du chômage, accuse un retard flagrant en relation avec ce qui se fait à travers le monde, c’est-à-dire le fait que les économies les plus dynamiques ne parlent plus en termes de PIB seulement, mais elles font en sorte que les résultats dans le domaine de l’emploi soit de la même importance, ce qui veut dire que toute augmentation de la croissance doit être suivi par une baisse du taux de chômage, ce qui a mené dans le temps à remarquer que les meilleures économies sont celles qui ont pu faire descendre ce taux à moins de deux chiffres, et les championnes d’entre elles ont eu à faire passer le taux de chômage sous la barre des 5%, pour atteindre ce que les économistes appellent la situation du plein emploi.

Dans ce cadre là, le modèle algérien qui s’est construit au fil du temps, sur la dépense publique comme moteur de la dynamique de la croissance même au niveau du secteur privé, a démontré ses limites quant à la prise en charge du besoin des Algériens à la stabilité de l’emploi, et pourquoi pas de voir leurs revenus augmenter en conséquence, pour aller vers un niveau meilleur du pouvoir d’achat et des conditions de leur vie. En tous les cas, la grande crise du coronavirus a faussé les calculs du gouvernement qui se voulaient prometteurs pour l’amélioration des conditions de vie dans le pays, surtout que le chef de l’exécutif s’est récemment prononcé en faveur de la construction d’un nouveau modèle de croissance se basant sur une économie sociale de marché, c’est-à-dire celle qui aura en haut de la liste des priorités, l’amélioration du niveau de vie des citoyens comme aboutissement direct de l’amélioration des revenus du pays.

Par Abdelkader Mechdal    

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.