La production cosmétique locale en pleine expansion

Avec 293 autorisations délivrées en 2019

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Par Zahir R/Agence 

La production nationale en produits cosmétiques a connu une «progression» en 2019, avec 293 autorisations délivrées, contre 196 autres d’importation, a indiqué la sous-directrice de la normalisation des produits industriels au ministère du Commerce, Nadia Doufane, qui s’exprimait lors de la Journée scientifique organisée par le Syndicat national des pharmacies d’officines (Snapo) sur «La dermo-cosmétique : réalité et perspectives».

Mme Doufane, qui s’est félicitée de cette progression, a précisé que certains fabricants nationaux ont réussi à exporter leurs labels, principalement vers des pays africains et maghrébins.

Elle a précisé qu’en tête de liste des produits cosmétiques, conçus localement, figurent les produits de beauté, suivis des parfums, des shampoings et après-shampoings, des savons, des produits de soins et des déodorants.

Abordant l’aspect inhérent au contrôle, la même responsable a fait savoir que durant l’année en cours, les services du ministère du Commerce ont effectué 13 161 interventions, dont 12 697 au niveau de la production en détails et 186 pour celle en gros. 

Les motifs étant notamment liés à l’absence d’autorisation préalable ou de déclaration de perte, pour non-conformité aux prescriptions techniques ainsi que pour absence de la marque commerciale et défaut d’étiquetage.

A la suite de ces contrôles, 726 procès-verbaux ont été adressés aux producteurs et importateurs n’ayant pas respecté les conditions de conformité de ce type de produits à la réglementation en vigueur, a-t-elle ajouté, avant de déplorer «l’absence d’une coordination réelle» entre les départements de la santé, du commerce et des Douanes autour de cette question.

Elle a, en outre, relevé qu’aucune étude «n’a été jusque-là réalisée sur l’impact des produits cosmétiques non conformes sur la santé humaine», alors que ces derniers connaissent une ampleur «de plus en plus importante», avant de noter également «le vide juridique» concernant ces articles qui «ne sont ni des médicaments ni des cosmétiques mais se situant entre les deux».

Tout en faisant le parallèle avec les compléments alimentaires «balancés entre les ministères de la Santé et du Commerce», Mme Doufane est revenue en détails sur les différents textes réglementaires régissant notamment la production, l’importation et la vente des produits cosmétiques.

Pour sa part, le président du bureau d’Alger du Snapo, Chafik Rahem, s’est interrogé sur les «compétences des pharmaciens à conseiller de façon avisée» les malades sur les produits cosmétiques, d’autant plus que, souligne-t-il, les 11 000 officines réparties à l’échelle nationale «disposent de ce rayon de produits».

L’intervenant a mis en exergue la difficulté de situer les «frontières» séparant les médicaments dermo-cosmétiques des produits cosmétiques, tout en s’interrogeant si ces derniers sont «suffisamment réglementés et sécurisés».

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