«La régulation est un véritable frein pour l’innovation»

M. Djaoued Allal, vice-président du FCE

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Le gouvernement est appelé à la prise en considération de certains aspects réglementaires et fiscales afin d’encourager les startups à l’intégration de l’économie numérique génitrice de richesses, d’emplois et de valeurs ajoutées. 

 

Le vice-président du FCE, chargé du développement du numérique, M. Djaoued Allal  a indiqué hier à Alger que le développement d’une véritable économique numérique en Algérie nécessite la mise en place d’un écosystème idoine. 

S’exprimant lors de son passage au Forum d’El Moudjahid, il a plaidé pour l’organisation dans les brefs délais d’assises nationales sur le numérique. Durant laquelle, les acteurs de ce créneau vont travailler conjointement avec le gouvernement afin d’asseoir une vision et stratégie à moyen et long terme pour le numérique en Algérie.

Ainsi, il sera l’occasion, dira-t-il, une occasion pour faire un état des lieux et de constater de près ce qui a été réalisé, tout en définissant les contraints qui bloquent son émergence.

M.Djaoued Allal a déploré  le fait que l’écosystème idéal pour le développement du numérique dans notre pays n’a jamais été réuni. Il a, d’ailleurs, qualifié la réglementation régissant ce secteur et la régulation, notamment celle liée à la protection du consommateur  de «contraignante». Selon lui, la régulation doit encadrer l’innovation et n’en pas le bloquer. M. Allal est catégorique sur ce point : «La régulation est un véritable frein pour l’innovation». À cet effet, il a plaidé pour la démocratisation et la libération de l’innovation. «On doit d’abord   laisser l’émergence de l’innovation librement, et que la régulation et l’encadrement viennent en seconde position», a-t-il préconisé. 

Le vice-président du Forum a évoqué également la cherté du matériel informatique. Ceci n’encourage pas les entreprises à la transformation numérique. « L’outil informatique est lourdement taxé (30%) à l’importation. Moi, personnellement, je préfère d’acheter  un Laptop de l’étranger que l’acheter ici en Algérie», a-t-il souligné, ajoutant que cela n’encourage pas l’innovation. M. Djaoued a, en outre, qu’un «livre blanc», contenant des propositions concrètes, sera bientôt élaboré par le FCE afin de le soumettre au gouvernement.

« Nous sommes une force de propositions et nous travaillons activement pour la diversification de l’économie nationale. L’économie numérique pourrait être une alternatif pour les hydrocarbures», a-t-il soutenu.

Par ailleurs, le même responsable s’attend à un développement soutenu du l’économie numérique en Algérie, durant les prochaines années, notamment suite à la nouvelle politique adoptée par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. M. Djaoued a relevé que l’économie numérique est un levier pour la croissance, un vrai relai de transparence, un outil pour augmenter la productivité et également un puissant levier pour l’export.  

Par Zahir Radji

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