La révision du code d’investissement s’impose

Afin de relancer la machine économique

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Devant la rareté des ressources financières en Algérie, notamment durant cette conjoncture politico-économique, la révision du code d’investissement s’impose afin de booster la machine économique du pays en panne depuis la chute des prix du baril en 2014. 

 

Selon l’expert en investissement, Mohamed Sayoud, pour améliorer la situation économique, il faut investir. «L’investissement est le poumon de l’économie», a-t-il souligné. Toutefois, plusieurs aspects et méthodes doivent être «révisés», à travers la simplification de procédures administratives, qui font perdre beaucoup du temps. «L’investisseur perde beaucoup de temps, on doit donner de la valeur au temps. Pour cela on doit changer de stratégie», a-t-il préconisé.

Dans un entretien accordé au «Chiffre d’Affaires», M. Sayoud Mohamed a déploré le fait que l’investisseur algérien où étranger, créateur de la richesse, de l’emploi et de valeur ajoutée ne sont pas considérés, vu la lenteur administrative. Les autorités doivent leurs donner plus d’importance. Même avec la venue d’une nouvelle équipe au ministère de l’Industrie, estime-t-il, la situation n’est pas encore «claire»». Je suis confiants, mais le nouveau gouvernement n’a pas évoqué le point de l’investissement productif. Même, s’ils (les autorités) procèdent à la distribution des milliers d’hectares aux investisseurs, le problème de l’investissement ne sera pas réglé acause de la lenteur administrative. Si on maintient  l’ancienne méthode, vous faite un dossier et vous allez attendre 3 à 5 ans et on démarre jamais», a-t-il expliqué. 

Ajoute l’expert: «Il faut opter pour  une nouvelle stratégie dans le domaine de l’investissement. On n’a pas besoin d’inventer, mais seulement de copier un modèle économie réussi». M. Mohamed Sayoud a conseillé le gouvernement algérien d’opter pour le modèle chinois. «La Chine, c’est l’usine du monde», a-t-il soutenu. 

L’unique et la seule solution pour le cas de l’Algérie, indique notre interlocuteur, c’est de construire de zones clés en mains et de les louer aux investisseurs à des prix raisonnables, «sinon, on ne changera jamais et on dépendra toujours de l’importation». Dans ce cadre, l’expert en investissement pense que l’Algérie peut faire  appel à des chinois ayant l’expertise nécessaire pour la construction de 1 000 hangars en une année. Ceci, certainement  coûtera au Trésor public, dira-t-il, toutefois il est considéré comme étant un investissement «rentable ». 

Questionné si l’Algérie a les moyens nécessaires pour la réalisation de ces zones clés en mains, Mohamed Sayoud confirme que «l’Algérie a les moyens et qu’ il faut juste savoir les fructifier, sachant que  la location reste énorme et coutera beaucoup d’argent».

Pour sa part, l’expert financier et ex ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa a précisé  que l’augmentation de recettes fiscales est tributaire de l’investissement, sans cela, le déficit budgétaire de l’Algérie s’aggravera davantage.  Avec un taux de croissance faible (1,8%), peux de chances pour l’ajustement de la valeur du dinar et le gel officiel du financement non conventionnel, l’assiette fiscale va baisser, a-t-il expliqué.

«Durant 2020, on doit chercher de ressources additionnelles, sinon on aura de sérieux  problèmes. Nous allons vivre une année difficile», a-t-il souligné. Il a, en outre, qualifié cette LF de transition, d’où la nécessité d’élaborer une loi de finances complémentaire (LFC). Toutefois, cette dernière était faite, précise-t-il, pour ramener de ressources financières et non pas pour ajouter de nouvelles dépenses.

Par Zahir Radji

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