«La solution de la crise économique est d’aller vers la débureaucratisation par le digital»

Sami Agli, président de la CAPC

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Entretien réalisé par Naima Allouche

La prestigieuse organisation patronale la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) a subi des changements depuis que M. Sami Agli a été élu à sa tête, à commencer par changer son nom et ce, dans le cadre d’une rupture radicale avec l’ancienne orientation de l’ex-FCE. Sur ces changements et les nouvelles orientations économiques, le nouveau patron de cette organisation patronale qui était l’invité de l’émission «Débat économique» du journal «Le Chiffre d’Affaires» nous a fait des précisions et répondu aux questions de l’actualité économique du pays, en toute transparence, surtout en période de crise de la pandémie de coronavirus.

 

 

LCA : Vous avez entamé des reformes internes depuis que vous êtes à la tête de la CAPC, où en est-on et quel est son objectif ?

Sami Agli : Comme n’importe quelle institution ou organisation qui vit des changements. Dès le premier jour, en tant que président de la CAPC, mes collègues et moi avons voulu entamer des réformes internes tout en préservant les acquis de notre organisation et changer ce qui doit être changé afin d’aller en avant vers notre rôle exclusivement économique, primo, pour le bien du  collectif et secundo, pour l’intérêt général de l’économie. A cet effet, nous avons mis en place les organes essentiels de l’organisation, notamment l’organe principal qui est le conseil de l’administration ainsi que des commissions et des délégations. Nous avons bien entamé les changements, malheureusement depuis le mois de mars dernier à cause de la crise sanitaire, nous vivons comme toute entreprise et organisation un ralentissement réel, donc nous ne pouvons pas aller vers de grands projets ou à de grosses conférences et nous nous sommes adaptés à la digitalisation ce qui nous a permis aussi de faire beaucoup de productions pour rester en contact avec nos membres et nos délégués, comme par exemple l’organisation de rencontres avec les membres, des réunions et des conférences virtuelles, des journées d’études et des webinars sur des thématiques différentes qui concernent toujours l’économie et sur la réalité économique de l’entreprise. D’un autre côté, nous avons établi beaucoup de recommandations, et des propositions sont faites, un livre blanc et des études, notamment sur la finance islamique, en global notre vision sur le nouveau modèle économique que nous devons mettre en place en Algérie.

Est-ce que le plan des réformes n’est pas influencé par le parcours du FCE ?

Non pas du tout, dans les quatre figures, une organisation ne doit pas dépendre des hommes. C’est une organisation riche par ses membres et par ses acquis et surtout par le courage de ses membres à affronter toute situation inadéquate. D’ailleurs, depuis le début, j’ai parlé du changement et d’avoir le courage d’aller changer ce qui doit être changé en toute transparence et cohésion et c’est ce que nous avons fait depuis une année. Nous avons préservé les choses qui ont été atteintes comme acquis et changer les choses qui ont terni l’image de l’organisation. Nous sommes là pour ne pas cacher des choses mais pour être utile à son pays, et c’est ce que nous sommes en train de faire  mes collègues et moi. Aujourd’hui, nous sommes très fiers de tout ce qu’a été fait. Beaucoup reste à faire surtout en ces temps de crise où l’organisation peut être réellement utile. Encore une fois en tant que force de propositions réelles, qui travaille pour le collectif et pour l’intérêt économique du pays.

Pourquoi l’introduction de la citoyenneté dans la nouvelle appellation de l’organisation, est-ce que vous ne craignez pas une connotation politique dans l’appellation ?

Pas du tout, la politique n’est pas un concept qui m’appartient, nous avons juste fait un rappel de la citoyenneté dans le statut de l’organisation depuis sa création. Au contraire, nous parlons de citoyenneté avec fierté. Aujourd’hui, la citoyenneté est un objectif à atteindre dans toute organisation qui doit être et rester citoyenne parce que nous travaillons pour l’intérêt collectif. Nous avons montré la citoyenneté des membres d’une manière concrète et notre solidarité à travers des actions engagées, pendant la pandémie de coronavirus depuis mars 2020, où nous n’avons pas vu un membre hésiter à aider les citoyens et se mettre du côté des pouvoirs publics afin de mettre la main dans la main, chacun selon ses besoins et selon les spécificités des besoins de la région où il est installé. Nous avons fait jusqu’à ce jour des centaines d’opérations de solidarité et de soutien. Pour rappel, la CAPC a fait des opérations de désinfection des quartiers et des zones industrielles des villes entières, un soutien direct aux hôpitaux. L’accompagnement des entreprises de tout type de taille et de métier aux institutions publiques et surtout aux médecins dans leur devoir très rude en cette période de crise. D’ailleurs, un nombre important des chefs d’entreprise vont tous les jours aux hôpitaux pour servir les repas aux personnels médical et paramédical toute la journée. Nous avons organisé avec le ministère de la Formation professionnelle une action mixte pour la production de cinq (05) millions de masques et les distribuer gratuitement à la population. Par ces gestes de soutien, nous n’attendons aucun retour, c’est notre devoir et si c’est à refaire on le refera sans hésiter selon nos moyens.

Vous avez opté pour l’aspect syndical à votre organisation patronale, pourquoi ce choix ?

Au fait, il y a une confusion dans ce sujet. Nous sommes une association et nous voulons avoir le statut syndical qui est porté dans le cercle de réflexion depuis des années, à un certain moment c’était ralenti pour différentes raisons. Avec mes collègues, nous avons consulté lors de l’assemblée générale ce choix et nous avons pris la décision d’aller vers le syndicat. Cette  réflexion de créer un syndicat n’a rien à voir avec la transformation de l’organisation qui regroupe toujours des chefs d’entreprise, dans le cadre de statut juridique d’une association. Pourquoi le syndicat ? Parce ce que le statut de syndicat a quelques particularités par rapport à l’association. Aujourd’hui, travailler avec des filières spécialisées, c’est mieux qu’avec les commissions, surtout que nous avons créé d’importantes commissions comme celles de la révision du code de travail, de start-up, de l’énergie, mais s’organiser avec des spécialistes, c’est une autre étape plus importante. Nous sommes en cours de développement, à titre d’exemple, nous avons créé la commission du numérique la semaine dernière et nous allons faire pareillement pour la commission du tourisme et de la promotion immobilière qui va avec la semaine prochaine. Nous sommes complètement décidés d’aller vers cette étape conformément à la réglementation en vigueur et même sur ce plan qui reste flou car il y a des nouvelles lois qui seront mises en œuvre et nous voulons rester prudents et conformes à la réglementation. Nous parlons de ça depuis des années, ce sont de grands projets qui prennent tout le temps qu’il faut. De notre côté, nous relançons à chaque fois, sans toutefois confondre vitesse et précipitation dans ce process. 

 

En tant que premier responsable de l’organisation, quelle est l’analyse que vous faites sur la situation économique et sociale du pays aujourd’hui ?

La crise d’aujourd’hui est très compliquée et nous avons vu qu’elle monte en crescendo. Au mois de mars, nous avons cru qu’elle va durer un ou deux mois alors qu’elle perdure dans le temps. Nous sommes au mois de novembre et il n’y a pas de visibilité, sauf la nouvelle qui est tombée hier, celle du vaccin antivirus et qui peut aboutir à 90% mais quand est-ce qu’il va être mis sur le marché, le ramener en Algérie et les résultats de son efficacité, nous ne savons rien sur tout ça. Entre temps, la crise de la Covid 19 est là et elle a fait beaucoup de victimes. En parallèle, cette crise est en train de tuer aussi des entreprises, de fragiliser des secteurs entiers et des pans entiers de l’économie nationale et qui risquent de disparaître. C’est la réalité amère que nous vivons actuellement. Certes, la crise sanitaire n’est pas une particularité pour l’Algérie, c’est une crise mondiale que l’Algérie est en train de subir de plein fouet. les conséquences sont très graves et les nôtres sont très «exceptionnelles» parce qu’en 2019, nous avons hérité déjà une crise du mouvement de Hirak et en mois de janvier 2020, l’élection du nouveau président de la République, nous avons constaté un éveil politique qui a donné un signal de confiance pour les chefs d’entreprise où nous avons constaté des projets relancés, des études et des échanges assez intenses avec des étrangers qui voulaient comprendre et confirmer leur intérêt au marché algérien. Malheureusement, depuis le du mois de février, l’année est devenue «spéciale» avec la baisse «Historique» du prix de pétrole. Et à partir du  mois de mars, c’est la pandémie de la Covid 19 qui s’installe et depuis, nous vivons une situation qui se complique de plus en plus.

 

En tant qu’organisation patronale, quelles sont vos principales recommandations pour sortir de la crise ?

Nous avons fait énormément de propositions sur plusieurs filières, sur les startups, leur modèle et leur marché en Algérie. Sur l’industrie et comment aller vers l’industrialisation de l’Algérie qui est très importante aujourd’hui pour la relance économique. En sus de toute une formation sur la finance, notamment la finance islamique, l’agriculture, la pêche, l’énergie et tous les services. Toutes ces propositions retrouvent toujours les mêmes points négatifs qui freinent la relance économique dans tous les secteurs. Il s’agit de la bureaucratie, ce poids de l’administration qui coûte très cher au Trésor public. Parce que le temps administratif fait beaucoup faiblir l’économie et si nous commençons à nous évaluer, nous allons être vraiment surpris de l’ampleur du temps administratif «perdu» dans le process de la richesse en Algérie. Dès la prise de décision de la création d’une entreprise jusqu’à l’aboutissement, nous allons remarquer un temps énormément gaspillé et qui coûte excessivement cher à l’économie, au chef d’entreprise, à l’entreprise et qui devient néfaste à la création de richesse chez nous. Ce temps perdu est un manque à gagner pour le pays. Ce temps administratif est principalement dû au poids bureaucratique. Nous le remarquons d’une manière régulière dans toutes les administrations qui n’accusent même pas réception pour n’importe quel courrier. Nous avons des process bureaucratiques dans n’importe quel type d’autorisation à obtenir. Cette carence de non-réponse aux sollicitations des chefs d’entreprise, et aucun chef d’entreprise ne peut dire qu’il a envoyé un courrier et qu’il a reçu une réponse ou même demander une doléance et avoir l’accord pour le recevoir et quand on répond, c’est toujours en retard. Tous les modèles de l’administration algérienne ont prouvé leur échec. Quant à nous, nous sommes en train de dénoncer ce que vit l’entreprise au quotidien, qui est confrontée à des difficultés dont les blocages et les freins de la bureaucratie en sus du système bancaire archaïque par rapport à ce qui se fait passe dans le monde.

Il y a cette réforme bancaire qui est aujourd’hui indispensable, voire incontournable, pour la relance économique. Ce n’est pas un choix, la relance économique ne peut se faire qu’avec un système financier moderne et efficace, qui fonctionne aux normes internationales et de la même manière, surtout avec la digitalisation, les populations savent ce qui se passe ailleurs.

Le mot «start-up» est une tendance aujourd’hui, qu’en est-il avec la très petite et petite entreprise qui souffre déjà du lot de la bureaucratie et dont les pouvoirs publics ne trouvent pas de solutions à ce jour ?

Malheureusement, quand nous parlons de la bureaucratie, c’est une réalité amère et puis il y a aussi des choses qui se font pour lutter contre et qui dépendent de l’autorité de l’Etat. D’ailleurs, c’est un aveu. Le président de la République et le Premier ministre ont déclaré que la bureaucratie est le premier ennemi de l’Algérie aujourd’hui. Nous parlons de notre avenir et celle de nos enfants et des générations futures parce que la bureaucratie touche, et l’entreprise et  la petite entreprise, qui malencontreusement est vulnérable sur ce plan. Si nous prenons l’exemple d’un jeune porteur de projet et qui va vers la création de son projet quelconque, parfois ce projet va durer des mois pour qu’il commence. Il a sa capacité financière de faire face,  mais c’est un jeune qui n’est pas censé être trésorier, et financer est un process assez long, à un certain moment il va laisser tomber. C’est pourquoi, la bureaucratie aujourd’hui n’a pas de choix ou de favoritisme par rapport à un secteur ou un autre. Elle gangrène toutes les filières et tous les secteurs de l’économie. Par ailleurs, actuellement les startups, c’est une bonne nouvelle d’autant plus que cette volonté a été donnée vers sa création et créer le cadre réglementaire régissant les startups. Et le fait d’avoir des entreprises qui souffrent de la bureaucratie ne veut nullement dire que ne devons pas créer de nouveaux process. Il faut juste assainir le système administratif de la bureaucratie et sauver ainsi tout type d’entreprise, car sauver ces entreprises est une priorité pour trouver des solutions à ces entreprises existantes, et cela n’empêche pas les autres ressources et départements à travailler sur la création de nouveaux modèles de l’entrepris. Les startups deviennent un levier de croissance et de richesse et une réelle solution à la crise économique. Il ne faut pas perdre de vue que le monde aujourd’hui est porté par les startups. Nous avons vu l’économie traditionnelle se mettre en retrait et mettre en avant les startups qui portent cette économie de demain rapide et basée sur le digital. La locomotive de développement n’est pas forcément l’industrie traditionnelle ou de grosses industries. Les entreprises de digital, cela fait dix que ne nous ne connaissons pas, à l’exemple de facebook qui aujourd’hui, est une locomotive réelle d’une économie énorme qui est en train de se créer. Amazon, Apple, Alibaba et toutes ces économies maintenant sont les vrais architectes de l’économie mondiale qui vont influencer l’avenir économique du monde. Nous faisons partie de ce monde, et si nous restons en retrait et observateur avec une inertie incroyable à ne rien faire cela nous oblige à dire qu’il faut que l’Algérie soit partenaire à ce nouveau monde et accepter ces changements réels qui se font dans le monde. C’est pourquoi l’initiative des startups n’est qu’à la saluer et la soutenir parce que le digital, d’une manière générale, n’est pas l’effet du monde mais c’est l’économie de demain. Rester spectateur veut dire qu’en conséquence, nous allons rester un marché pour ces entreprises et un grand bazar pour vendre leurs solutions et leurs produits et  non un partenaire, un acteur ou un maillon de cette chaîne économique. Actuellement, notre intérêt est de se positionner avec une rupture et avec un nouveau modèle économique aux standards internationaux. Ce n’est pas un choix, c’est une obligation. C’est une économie basée sur des énergies jeunes, une concurrence équitable et des lois attractives et faciles à accéder au financement qui soit local ou étranger, bien sûr, tout en préservant tout ce qu’a été construit de l’industrie traditionnelle jusqu’à maintenant. Nous avons besoin de cette industrie parce qu’un pays qui ne peut pas transformer sa production, il ne peut pas aspirer à se projeter dans l’avenir. Nous avons certes de cette expertise et de ce savoir pour l’économie de demain, driver par ces jeunes qui vont changer le monde et nous ne pouvons pas rester observateur et voir ces acquis fondre  et avec un risque potentiel de disparition. Pour ce faire, une bonne décision doit être engrangée et sur ce plan, nous sommes partenaires en tant qu’organisations et nous nous ne laissons pas subir les conséquences.

Vous avez décidé de boycotter la politique, est-ce que vous pouvez faire une évaluation critique sur les actions prises par le gouvernement depuis son installation le mois de janvier dernier ?

Juste pour le mot boycott, peut-être nous ne faisons pas la politique au sein de l’organisation mais les membres ont le choix et la liberté de leur couleur politique. Nous sommes des citoyens et nous sommes concernés par tout ce qui se passe dans le pays sur le plan politique. Notre patrie est l’Algérie et notre partie est l’économie sans aucune couleur politique. Concernant les critiques, nous avons soulevé les blocages qui persistent, et les déclarations faites jusqu’à ce jour ne sont pas suffisantes. A cet effet, nous saluons le courage de certains responsables de la présidence de la République de mettre l’économie comme une question centrale. De même, nous avons rencontré des gens entièrement engagés et animés de bonne volonté. Nous restons comme même optimistes, mais il faut signaler aujourd’hui que certains responsables politiques prennent des décisions hors de la plaque et qui impactent directement l’entreprise et celle qui n’a pas été concertée. De même, les retards dans le traitement des demandes et la non-réponse ont été soulevés. Certains entrepreneurs nous disent qu’ils ont envoyé cinq courriers avec des rappels, sans aucune réponse. La solution de la crise économique est d’aller vers la débureaucratisassions par le digital. Dans certains pays africains maintenant, nous pouvons créer une entreprise en une heure grâce à cette solution et ça marche et c’est très attractif avec un retour en économie très positif, ce qui permet aux IDE à venir. Cet accès à l’information ou tenter sur le choix du terrain, la zone, etc., parce que le monde de digital est vraiment transparent. Chez nous et jusqu’à présent, le retard est énorme pour la création d’une entreprise ou le traitement d’un dossier. Pis encore, l’autre problème est d’avoir des réponses négatives sans arguments. Nous n’allons pas rester dans ce marasme et dire qu’il n’y a que des  mauvaises choses comme la bureaucratie qui nécrose notre système depuis très longtemps en créant de la concurrence déloyale. Notre économie est complètement déstructurée par des monopoles dans des secteurs acquis par des personnes et qui n’ont pas créé vraiment une richesse au pays

Est-ce qu’avec le plan de relance économique du président de la République, l’Algérie peut espérer à booster son économie ?

Je tiens à dire dans ce sens, et avec beaucoup de responsabilité : si nous croyons en ce pays, il y a des hommes aujourd’hui qui veulent le changement et qui donnent  de l’espoir comme pas possible. Beaucoup de responsables politiques, des directeurs centraux et des cadres de l’Etat aspirent aussi au changement. C’est ce qui nous anime et nous rend confiance dans l’avenir réellement. Il suffit juste ce déclic pour que nous puissions aller vers le changement de ce modèle économique important pour l’avenir, pour nous et pour la génération future. De ce fait, nous avons salué le plan de relance économique d’une manière publique, en précisant que ce plan est d’une importance exceptionnelle, parce que nous assistons pour la première fois, à un président de la République qui donne l’importance à l’économie en venant assister à des réunions. C’est du jamais fait. Nous nous sommes même réunis en plusieurs organisations patronales au nombre de sept (07) et nous avons montré notre soutien à ce plan de relance car parce que nous sommes certains que la solution est là, quelle que soit la crise. La solution réside d’abord dans l’économie. Quand l’économie marche, tout fonctionne, à commencer par la création de richesse, si tous les secteurs sont opérationnels d’une manière efficiente et transparente et tout le monde est heureux. L’économie, c’est la paix et avec cette ambition d’aller vers l’avenir avec quiétude, sécurité et stabilité. Aujourd’hui, nous n’avons plus le choix et si nous soutenons ce plan, car primo, il soutient l’économie. Secundo, il craint les problèmes que nous avons soulevés et nous avons eu de l’écoute. Enfin, ce plan nous le considérons comme une dernière chance  c’est la raison pour laquelle, il ne doit jamais échouer, et à tout prix. Je le répète pour la énième fois, cette relance doit réussir avec une bonne initiative et bonne énergie qui doit être réellement versée et mobilisée pour le succès ce plan. De notre côté, nous le faisons dans notre rôle de dire la vérité quand ça fonctionne et quand ça ne fonctionne pas en toute transparence. L’heure maintenant est à la vérité et non à la langue de bois et nous ne sommes pas dans la confrontation avec quiconque. Le patronat ailleurs, c’est bras armé de l’Etat sur le plan économique. Nous restons dans notre rôle de force de propositions, qui est éthique, transparente, et saine. Et toute notre mobilisation est pour l’intérêt du pays et non pas pour des personnes, des régions ou des filières et nous sommes convaincus de nos positions.

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