La Sonatrach reprend son marché italien

Hydrocarbures

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Par Essaïd Wakli

Après des mois d’incertitude, la compagnie nationale Sonatrach a repris les signatures de contrats avec des compagnies européennes pour la livraison de gaz.

 

Avec la compagnie italienne Eni, Sonatrach a même paraphé un accord qui les lie jusqu’à l’an 2049.

Hier, la société publique a paraphé un accord pour identifier les possibilités d’investir conjointement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures en Algérie dans le cadre de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. 

Selon l’APS, il a été également procédé à la signature de trois accords gaz portant sur la commercialisation par Sonatrach, pour le compte des parties, du gaz sec issu des périmètres Ourhoud II, Sif Fatima II et Zemlet El-Arbi, d’un volume annuel de près de 1,5 milliard de mètres cubes, et ce, jusqu’à 2049, en sus, un avenant du contrat de vente de gaz signé entre Sonatrach et Eni, fixant les conditions commerciales pour l’année gazière 2020-2021. Ledit contrat, datant de 1977, a été renouvelé en mai 2019 pour l’approvisionnement du marché italien pour une durée de huit années fermes jusqu’à 2027, plus deux années optionnelles supplémentaires.

Lors d’un point de presse en marge de cette cérémonie de signature, le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, a salué la poursuite des relations de partenariat entre les deux groupes énergétiques rappelant qu’Eni possède plus de 12 contrats de coopération avec Sonatrach dans l’exploration et l’exploitation. 

«C’est (Eni, Ndlr) un partenaire historique et de premier plan pour l’Algérie dans le secteur de l’énergie», a réaffirmé M. Attar, soulignant l’intérêt de développer la coopération entre les deux parties dans les secteurs de l’amont, de l’aval et en matière de commercialisation dans un intérêt commun. 

Cet accord de Sonatrach s’ajoute à celui qui a été signé, il y a quelques temps, avec des partenaires espagnols pour la livraison de gaz à l’Espagne.

Cette occasion a été saisie par les responsables de Sonatrach pour confirmer une éducation des dépenses de la compagnie de 50%. «Nous avons différé certains projets, et nous avons réétudié leur réalisation durant cette période mais nous avons maintenu les projets d’exploration et de production qui sont importants pour nous», a-t-il expliqué. Selon M. Hakkar, cette réduction sera compensée à travers des partenariats afin de partager les coûts de certains projets. Cela nécessite, a-t-il dit, le développement de partenariats dans l’exploration et la production dans le cadre de la nouvelle loi des hydrocarbures. Une loi qui «nous donne l’occasion de discuter et de proposer certains projets à nos partenaires. Nous avons déjà signé plusieurs accords de partenariat avec de grandes entreprises pour partager les risques liés à l’exploration et à la production», a rappelé le PDG de Sonatrach. Selon lui, le but est d’assurer la sécurité énergétique du pays pour  les moyen et long termes dans le but de renouveler les réserves du pays en hydrocarbures.

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