La volonté populaire comme référence

Le plan d'action du gouvernement demain devant l’APN

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Le projet de plan d’action du gouvernement sera soumis demain  à l’appréciation des députés de l’Assemblée populaire nationale. 

 

Le document, qui se décline en cinq chapitres, se veut la concrétisation des engagements du chef de l’Etat, lors de sa campagne électorale comptant pour la présidentielle du 12 décembre 2019. «Pour une nouvelle République née des aspirations populaires» est le premier chapitre du projet. D’ailleurs, dans son préambule, le plan d’action du gouvernement relève «le formidable sursaut, historique, caractérisé par un pacifisme hors du commun» du peuple algérien, qui a exprimé et affirmé «sa forte aspiration pour le changement, la démocratie, la justice sociale et l’Etat de droit». Ces valeurs fondamentales, est-il souligné, sont «à la base» des besoins exprimés par les Algériens et les Algériennes qui sont sortis pacifiquement, le 22 février 2019, pour «mettre fin aux errements du pouvoir d’alors et demander une refonte de la gouvernance de l’Etat allant dans le sens d’une réelle démocratie qui permet au peuple d’être la source unique de tous les pouvoirs». «Faisant sienne cette dynamique historique» (ndlr: mouvement populaire du 22 février) le gouvernement affirme qu’il veillera à concrétiser, dès l’aboutissement de la révision constitutionnelle, l’engagement du président de la République de revoir, d’une manière «profonde», l’ensemble du dispositif d’organisation des élections dans l’objectif d’en faire un «véritable moyen d’expression de la volonté populaire». Approuvé lors du dernier Conseil des ministres, le projet s’articule autour de la refonte du dispositif législatif d’organisation des élections, la moralisation de la vie publique, la refonte de l’organisation et des modes de gestion de l’Etat et de ses démembrements et un exercice «plein» des droits et libertés. Le second chapitre n’en est pas moins important, puisqu’il traite de la réforme financière et du renouveau économique. Un volet qui se traduit par la refonte du système fiscal, l’instauration de nouvelles règles de gouvernance budgétaire, de modernisation du système bancaire et financier et de développement de l’information statistique économique et sociale et de la fonction prospective. Il s’agit également en matière économique, d’amélioration «substantielle» du climat des affaires, le développement stratégique des filières industrielles et des mines, la rationalisation des importations et promotion des exportations, l’assainissement de la sphère commerciale et la transition énergétique. Il est aussi question  à opérer l’adéquation formation-emploi, en fonction des besoins du marché. Le troisième chapitre est consacré au développement humain et à la politique sociale. Ainsi, et en matière de politique sociale, le document met l’accent sur la consolidation du pouvoir d’achat, la préservation et la consolidation des systèmes de sécurité sociale et de retraite et l’accès au logement. Quant au quatrième volet du projet, il traite de la politique étrangère qui doit être «dynamique et proactive». Le dernier, et plus important chapitre, porte sur le renforcement de la sécurité et de la Défense nationales. 

Par Arezki Louni

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