L’Algérie devant le défi de bien mener sa nouvelle réforme

Reconstitution du système productif national

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Le retour à la normale en matière de pénétration du marché national est bien affiché de la part des autorités publiques, qui veulent coûte que coûte en finir avec le mode suivi ces dernières années qui a fait perdre à l’Algérie le temps et l’argent dans la mesure où beaucoup de projets surtout en industrie n’ont fait qu’accentuer la dépendance vis-à-vis de l’étranger, et creuser l’état de déficit commercial du pays, ce qui s’apparente à un échec de la démarche publique elle-même.

 

Dans ce sens, il y a lieu de remarquer que le président de la République veut revenir à l’esprit qui doit guider à l’émergence d’un système productif proprement dit en Algérie, et sortir de l’état de dépendance vers l’étranger en matière d’approvisionnement, qui a fait que le pays a perdu de ses capacités productives pour se retrancher sur la consommation et constituer ainsi une source de demande qui fait son effet sur des économies des pays fournisseurs, et joue au manquement de rétablir l’économie nationale dans les règles universelles en relation avec l’aspect productif. Le choix est bien pris en prônant l’application d’une politique de substitution des importations, en incitant les opérateurs économiques à dépasser la vente en l’état des produits, pour aller vers une production interne qui puisse couvrir un niveau assez important de la demande locale.

Pour ce faire, les autorités publiques ont déjà tracé une ligne de conduite qui consiste à interdire l’importation de produits pouvant être réalisés en Algérie, ce qui représente en soi une protection des producteurs qui voudront s’installer en Algérie, et reste que l’affichage du contenu d’une telle démarche est très attendue, pour permettre de voir plus clair quant au degré de protection à établir, surtout que le pays est lié à des conventions économiques internationales qui se basent sur la libre initiative et l’ouverture du marché national sans discrimination aucune. Ce qui veut dire que les autorités publiques doivent convaincre leurs partenaires étrangers quant à la bonne tenue des relations entre les deux parties, sinon il sera question de démarches qui vont limiter les avantages accordés à la partie algérienne dans le domaine du commerce et de l’investissement.

En tout cas, la partie algérienne dans ces accords, surtout celui signé avec l’Union européenne, n’a pas profité des avantages d’ouverture du marché, dans une circonstance caractérisée par une faible production nationale exportable d’une part, et la non-adaptation du système productif existant aux normes de pénétration des marchés européens. Une contrainte considérée par la partie algérienne, comme une limitation déguisée de la part des Européens de l’exportation vers l’Europe, et lui donne actuellement, avec la recherche de diversification économique, l’argument pour protéger la production qui devra s’installer en Algérie, avec cette recherche de nouveaux marchés en tablant par exemple sur les avantages de la zone africaine de libre-échange. Ce qui porte à croire, que le pays s’apprête à affronter un défi, qui est celui de reconstituer son modèle de production et de croissance, afin de se débarrasser de la situation de dépendance vis-à-vis des marchés étrangers.

Par Abdelkader Mechdal

   

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