L’Algérie devant un nouveau scénario catastrophe

Crash des prix du pétrole

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Un vrai scénario catastrophe qui se dessine sur les marchés, avec la recrudescence que connaît la guerre de prix lancée par l’Arabie Saoudite en représailles aux pays hors Opep qui n’ont pas adhéré à un nouvel accord de diminution des quotas, ou pour d’autres raisons d’ordre interne à ce pays, ce qui ouvre la voie à des évolutions très délicates dans des pays vulnérables comme l’Algérie.

 

En revenant aux déclarations officielles algériennes qui ont suivi la dernière réunion de Vienne des pays Opep+, qui ont insisté sur ce qu’elles considéraient comme «réunion importante», elles n’ont en aucun cas voulu attirer l’attention sur ce qui pouvait arriver sur les marchés, pourtant la position saoudienne était claire, à partir du 1er avril tous les pays producteurs seront libres de produire des quotas qu’ils veulent, ce qui voudra dire que l’accord de diminution des quotas sera nul et non avenu. 

Le ministre algérien de l’Energie  Mohamed Arkab, a, en fait, voulu donner un espoir quant à la possibilité de jouer une médiation entre les parties les plus influentes de l’Opep+, c’est-à-dire l’Arabie Saoudite et la Russie en vue de rattraper la position contradictoire qui les opposait, comme l’Algérie est la présidente de la conférence des pays de l’Opep pour l’exercice 2020, mais sans pouvoir faire quoi que ce soit, puisque les Saoudiens sont passés à la vitesse extrême pour faire diminuer les prix à la vente sur des contrats du mois d’avril à moins de 20% du prix calculé au mois de mars.

Cette décision constitue le déclenchement officiel de ce qu’on qualifie de guerre de prix, puisque son niveau a connu une évolution de ce qui paraît comme un effondrement qualifié comme le plus mauvais depuis 1991, c’est-à-dire depuis presque 30 années, chose qui a été enregistrée la nuit du 8 au 9 mars, avec cette diminution qui a poussé les prix à perdre quelque 30% de leur valeur avec une perte sèche de 17 dollars supplémentaires le baril pour atteindre les 32 dollars le baril la matinée de ce lundi noir, après celle déjà perdue suite à la panne de la demande en relation avec les effets de la propagation du coronavirus.  

Une évolution en fait qui annonce un scénario des plus inattendus de la part des pouvoirs publics en Algérie, qui ont à affronter une situation qui se complique davantage à l’aube de leur mise en marche de nouvelles réformes économiques voulant faire passer l’économie vers une situation de diversification en relation avec le marché national et le marché international. Mais pour arriver à ce résultat, le gouvernement en a toujours besoin d’un prix de baril de brut élevé pour faire face à la dépense publique, et aux déficits des balances commerciale et de paiement, qui vont dans le sens de se creuser mettant tout le pays devant un défi si difficile à relever, mais pas impossible si et seulement si des engagements réels vont être pris envers le monde des affaires.

Par Abdelkader Mechdal

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