L’Algérie doit préserver sa part de marché à l’international

Avec l’arrivée de nouveaux fournisseurs énergétiques

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Par Abdelkader Mechdal      

La manière la plus efficace qui puisse permettre à l’Algérie de conserver sa présence sur ses marchés classiques, en matière de vente du pétrole et du gaz, est de jouer le jeu de la concurrence, en exploitant son positionnement stratégique de proximité avec l’Europe d’une manière particulière. 

      

Mais aussi de faire en sorte de développer les procédés de production et de commercialisation à même de dégager des niveaux de prix moindres, par rapport à ce qui est offert par les nouveaux fournisseurs.

S’il y a un marché, qui fait pression sur les exportations algériennes, c’est bien le marché du pétrole et du gaz, qui est bien ouvert à la concurrence internationale avec l’enregistrement de la pénétration de ce marché par de nouveaux fournisseurs, à caractère compétitif, ce qui constitue une menace sur la présence des produits algériens sur ces marchés traditionnellement acquis, mais qui peuvent se balancer vers d’autres accords d’achat au détriment du fournisseur algérien qui est la Sonatrach. Le fait que de nouveaux producteurs émergent à proximité, c’est-à-dire à l’est de la Méditerranée, surtout dans le domaine du gaz naturel, cela représente un élément de concurrence à prendre au sérieux, sachant que l’approvisionnement de l’Europe via les pipelines, est envisagé et touchant l’un des principaux marchés algériens que représente l’Italie, puisque c’est ce pays qui est ciblé par l’approvisionnement direct à partir des champs en offshore.

L’autre élément de concurrence et de menace pour les exportations algériennes dans le domaine vient de l’ouest à partir des Etats-Unis, ce géant qui a pu développer ses capacités de production à partir du schiste, a pu se positionner sur un marché aussi important pour l’Algérie, qui est l’Espagne, un  pays aussi lié par un pipeline à partir du champ de Hassi R’mel. Ce positionnement confirmé avec les premières cargaisons de gaz à partir de la côte-est américaine, dès le début de l’année en cours, s’appuie sur un niveau de coûts bas, ce qui met la partie algérienne devant un nouveau défi, surtout que son origine n’est que la première force économique et libérale au monde.

Devant cette situation, qui nourrit en fait des pressions exercées de la part des pays acheteurs, qui veulent renégocier leurs contrats avec l’Algérie, et essayer de lui arracher des concessions et faire baisser les prix contractuels, il ne reste devant le pays que de chercher d’autres solutions pour faire face à ces menaces commerciales, en optant à des actions touchant l’offre, et bien sûr, la révision des prix vers la baisse en développant les procédés de production qui seront à même de valoriser le produit algérien à l’international. En plus du travail à effectuer dans le domaine de la production à partir des sources fossiles, il sera question aussi de développer les énergies renouvelables, qui auront à couvrir de plus en plus la demande interne galopante sur les produits pétroliers dérivés (+5% comme moyenne annuelle sur le carburant en 20 ans), chose qui permettra de dégager les quantités à maintenir la part de marché de l’Algérie, au moins sur ses marchés classiques.

 

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