L’Algérie intéressée par la coopération

Consortium allemand DII Desert Energy

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L’Algérie est intéressée par la coopération avec le consortium allemand DII Desert Energy (Desertec) afin de renforcer les capacités de production d’énergie d’origine renouvelable. 

 

Dans un communiqué rendu public hier, le ministère de l’Energie a affirmé que « les objectifs principaux de cette coopération portent sur l’initiation et la réalisation des études techniques et économiques pour mieux profiter des potentiels solaires et éoliens et généraliser les EnR, la promotion des projets communs de leur développement,  et la promotion en commun de la recherche dans le domaine de la fabrication, de l’installation, de l’exploitation et du stockage. Il s’agit également de l’examen en commun des voies et moyens pour l’accès aux marchés extérieurs pour l’exportation de l’électricité d’origine renouvelable et le renforcement du partenariat en termes de formation dans les industries des énergies renouvelables et le transfert du savoir-faire et de la technologie.  Le ministère souligne que dans le cadre de la politique du gouvernement de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, un programme « ambitieux» de production de 5 600 MW d’ici 2027, a été lancé par le secteur de l’énergie. Dans cette perspective, une délégation du secteur de l’énergie, composée des responsables de la Creg, Sonelgaz, et du Commissariat aux énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique a participé récemment au 10e  forum arabo-allemand de l’énergie. Ce forum a été tenu conjointement avec le 10e sommet sur le leadership énergétique organisé par Dii Desert Energy, tenu à Berlin (Allemagne), sous le thème «la transition énergétique dans le monde arabe».  «La participation de l’Algérie à cette importante rencontre démontre l’intérêt du secteur à profiter de toutes les initiatives qui pourraient contribuer à affiner sa stratégie de développement des énergies renouvelables et augmenter substantiellement la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national, tout en privilégiant une politique d’intégration nationale en matière de fabrication des équipements entrants dans ce cadre», soutient le ministère. La même source affirme, dans ce cadre, que le secteur de l’énergie envisage de mettre en œuvre l’ensemble des voies et moyens devant favoriser le passage à une transition énergétique qui reposera sur un développement «harmonieux et intégré» des énergies renouvelables tout en mettant en exergue une nécessaire efficacité énergétique qui améliorera le processus de consommation finale de l’énergie dans notre pays. En effet, dans la stratégie du secteur de l’énergie, un processus de passage aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique est mis en place et considère que «la transition énergétique est la meilleure voie pour assurer le développement futur de l’économie nationale». Pour rappel, en 2009, un groupe de grandes entreprises allemandes, unies dans Dii Desert Energy (alors connue sous le nom de « Desertec Industry Initiative), a lancé l’idée sur la mise en œuvre de projets solaires et éoliens dans les déserts d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (MENA). Une opportunité que l’Algérie n’a pas saisie, contrairement au Maroc qui est devenu leader dans la région du Maghreb dans le domaine de l’énergie solaire.

Par Arezki Louni 

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