«L’Algérie ne vit pas une 2e vague du coronavirus»

Les experts rassurent

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Les experts dans le domaine de la médecine s’accordent à dire que l’Algérie ne vit pas actuellement une deuxième vague de la pandémie du coronavirus malgré l’augmentation considérable dans les nouveaux  cas enregistrés ces derniers jours.

Dans ce sillage, le professeur Mustapha Khiyati, président de la Fondation nationale de la recherche pour la promotion de la santé (Forem), a souligné qu’«on ne peut pas parler actuellement d’une deuxième vague» de la pandémie corona parce qu’une telle vague «se caractérise par des éléments scientifiques bien précis».

S’inscrivant dans cette lignée, le professeur en pédiatrie, Mustapha Khiyati, affirme que «pour parler d’une deuxième vague, il faut d’abord qu’il n’y est plus de cas de contamination et que les cas qui viendront après durant une deuxième vague apparaissent après un bon moment des derniers cas enregistrés».

A une question de savoir pourquoi notre pays enregistre actuellement un nombre de nouveaux cas assez élevé, le même expert souligne que «ces chiffres ont plusieurs explications. Il faut savoir qu’après la levée du confinement, les gens n’ont pas respecté totalement les mesures de prévention qui visent l’éloignement corporel. L’autre explication réside dans le fait que les opérations de diagnostic ont énormément augmenté de 700 à 2 500/jour, selon les données de l’Institut Pasteur et conséquemment, il y a plus de cas qui sont détectés .Dans ce sillage, il faut savoir également que 80% des cas détectés ne représentent pas de signes symptomatiques, ce qui augmente les risques de contamination».

Le week-end dernier, Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil national de l’Ordre des médecins et membre de la Commission nationale de veille et de suivi de l’évolution de l’épidémie du coronavirus en Algérie a affirmé à la Télévision publique algérienne que notre pays ne vivait pas une «deuxième vague» du coronavirus.

Allant dans le même sens, le même intervenant a souligné que «L’Algérie est toujours en train de vivre la première vague de la pandémie».

Pour expliquer cette augmentation des nouveaux cas enregistrés, il a argumenté en disant que «les citoyens ne respectent pas les mesures de prévention en plus du fait que certains parmi eux croient que la pandémie est à sa fin après la levée du confinement». «Ces nouveaux cas ne remontent pas à une ou deux semaines .Ces contaminations remontent à plusieurs semaines juste après la fête de l’Aïd El-Fitr. Beaucoup de familles ont organisé des mariages et des citoyens n’ont pas respecté les mesures d’éloignement corporel dans les grandes espaces et les marchés à bestiaux, conclut-il. 

Par  Aziz Latreche

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