«L’Algérie n’ira jamais à l’endettement extérieur»

Aymen Benabderrahmane

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Par Zahir Radji 

Le nouveau ministre des Finances Aymen Benabderahman a réitéré la position du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant le non recours à l’endettement extérieur pour combler le déficit budgétaire et poursuivre la dynamique du développement de notre pays. 

 

Il a affirmé, dans ce cadre, que l’Algérie n’ira jamais à l’endettement extérieur et que son département travaillera dans ce sens. Ceci permettra, dira-t-il, à notre pays d’agir de façon à sauvegarder la souveraineté de sa décision économique.  

Le successeur de Abderrahmane Raouya et ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, qui s’exprimait, hier, en marge d’une journée d’étude sur les réformes budgétaires, a assuré que «nous avons des marges pour financer les déficits budgétaires». Sans toutefois détailler les mécanismes à entreprendre à cet effet, l’argentier du pays a ajouté que : «nous allons exploiter toutes les pistes possibles sans lésiner sur aucun moyen pour faire face aux besoins budgétaires de l’État». Il a, en outre, annoncé qu’un plan détaillé sur cette question sera présenté dans une quinzaine de jours. Par ailleurs, et dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances, M. Benabderrahmane entend mettre en place  des articulations entre les directions des finances sectorielles et son ministère allant dans le but d’améliorer la situation du secteur des finances et fouetter le rythme des investissements économiques et d’avoir une visibilité à long terme». «La priorité du ministère des Finances est la maîtrise des dépenses, dans l’efficacité et la transparence et leur orientation vers les investissements productifs»,a-t-il martelé.

Concernant le thème de cette journée d’étude, le ministre a fait savoir qu’il s’agit d’évoquer le début de réforme globale des finances publiques afin d’instaurer plus de transparence «et donner plus de diligence aux responsables des différents responsables ministériels et des organismes publics à l’effet de préparer leurs budgets sur un objectif triennal».

«Cela permettra aux gestionnaires de maîtriser les flux budgétaires et à l’État de se projeter sur des espaces temporels plus conséquents, notamment pour éviter d’être pris au dépourvu», et éviter ainsi de dévier des objectifs initiaux ainsi que les réévaluations budgétaires qui ont impacté négativement le budget de l’État dans le passé, a-t-il soutenu.

Sur un autre registre, le ministre des Finances a annoncé l’engagement d’un vaste programme de réforme de notre système financier et bancaire, visant à reconquérir notamment la confiance entre la banque et citoyen.

«Nous allons axer notre travail pour la mise en place d’un système bancaire moderne basé sur la digitalisation, la numérisation et la monétique. Nous allons introduire les moyens et mécanismes les plus développés afin de poursuivre l’évolution bancaire.

Nous vous demandons seulement de nous accorder du temps et vous allez voir les résultats sur le terrain», a-t-il souligné.

Questionné sur le manque de liquidités dans les banques, Benabderahmane a rassuré que les niveaux actuels sont acceptables et que les banques peuvent donner des crédits aux particuliers et investisseurs, en précisant que «la situation n’est assez affreuse que certains le font penser». Le ministre des Finances a indiqué, dans ce cadre, que l’investissement n’a jamais été arrêté dans notre pays et ne s’arrêta pas. «Nous allons mobiliser tous les moyens et mécanismes pour faciliter l’investissement», a-t-il dit, en indiquant également que le gouvernement travaille dans ce sens. «Il faut que tout le monde sache qu’il y a une nouvelle politique d’investissement. Les ministères des Finances, de l’Industrie, du Commerce et autres, travaillent pour faciliter l’investissement productif et créateur de richesse et emplois», a-t-il conclu. Il est à noter que le délai d’acquisition de la vignette automobile a été prolongé jusqu’au 15 juillet prochain.

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