L’Algérie renforce ses capacités de stockage en céréales

En passant une nouvelle commande pour l’achat de la farine de blé

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Par Abdelkader Mechdal        

Le besoin de sécurisation de la consommation interne de blé pousse apparemment l’Algérie à passer de nouvelles commandes sur le marché international. 

 

Ce recours renouvelé à l’importation se fait malgré le manque de rentrées en devises en relation avec le recul de la valeur des exportations en hydrocarbures, et  en dépit aussi de la priorité accordée par les pouvoirs publics pour combattre la pandémie du Covid-19.

La nouvelle commande ,révélée dimanche dernier par l’agence Reuters, fait état de l’achat de 50 000 tonnes de la farine de blé, dans le souci de compenser le manque de la production nationale attendue pour la saison actuelle, et ce, en relation avec la sécheresse qui frappe toute la région de l’Afrique du Nord, dont l’Algérie. L’appel d’offres concernant la commande a été annoncé officiellement par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) s’étendant jusqu’au 30 juin, et touche plusieurs choix de fournisseurs, ce qui ouvre la voie à la concurrence internationale, puisque l’origine de la denrée alimentaire peut puiser dans la production européenne ou des Amériques. La condition posée, après l’aveu concernant le prix d’achat ouvert à la négociation, est de fournir la quantité demandée en deux tranches, au cours du mois d’août pour le cas de l’achat des pays d’Amérique, et le mois de septembre pour les autres origines. 

Cette commande, qui sera officialisée dès le début du mois de juillet, est d’une quantité qu’on peut considérer comme faible, en comparaison avec les quantités habituelles que l’Algérie a eu à commander, comme la dernière commande passée le mois de mars passé et livrée au mois de mai dernier, qui a touché une quantité de 680 000 tonnes. La faiblesse touchant la nouvelle commande trouve son explication en fait dans l’augmentation affichée des prix, vu les restrictions opérées par de grands pays exportateurs des quantités à acheminer sur les marchés mondiaux, et ce, en précaution à faire face à la crise en relation avec le Covid-19, si ce n’est l’arrêt pur et simple des opérations d’exportation, comme c’était le cas de la décision prise par la Russie, qui est un pays grand producteur et fournisseur des différents marchés.

Les estimations, concernant les besoins de sécurisation de la consommation interne de blé en l’Algérie, ont été calculées ce mois de juin par le département américain de l’agriculture, en considérant que les importations du pays vont augmenter de 15.3% au cours de l’année 2020, pour atteindre 7.5 millions de tonnes. La seule réserve mise par l’institution américaine, qui lie la capacité d’importation avec les rentrées du pays en devises, peut apparemment être levée dès l’amélioration des ventes des hydrocarbures en valeur, et ce, en relation avec l’augmentation de la moyenne du prix de pétrole.

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