L’Algérie retrouve le chemin de la création de la valeur à l’international

Enregistrant des opérations d’exportation en période de pandémie covid-19

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Par Abdelkader Mechdal        

La diversification des marchés pour les produits industriels algériens, démontre de cette capacité de l’économie nationale à produire d’avantage, soit en ciblant la couverture de la demande interne, en passant vers une substitution des importations ou de passer carrément à l’exportation permettant ainsi la création de la valeur à l’international, en exportant plus mais à des marchés qui vont être atteints pour la première fois.

 

L’instabilité des marchés pétroliers laisse croire que la rente pétrolière qui a joué jusqu’à un passé récent un rôle primordial dans la garantie de rentrées en devises, quasiment comme une origine unique de la réserve de change, ne pourra peut être plus pouvoir doter le pays des revenus colossaux enregistrés pendant la dernière décennie 2003/2013 qui a vue les caisses de l’Etat renflouer de centaines de milliards de dollars. Une réalité qui pousse vers la recherche des alternatives dans les autres secteurs d’activité, surtout pour ce qui est des produits industriels.

Dans ce cadre, il a suffit que des programmes d’investissement ont été lancés pour que les opérateurs économiques nationaux, dans des filières enregistrant un surplus de production et des capacités réelles d’exportation, et ce après l’arrivée à maturité des projets déjà réalisés, arrivent à produire plus et bien sûr de garantir des volumes de plus en plus importants à destiner aux marchés externes, surtout dans la filière du rond à béton, qui connait la réalisation de marchés importants pour la filière et pour toute l’économie nationale. Elles font la une des titres ces derniers jours, en annonçant des opérations d’exportation en continue, en ce temps très délicat du coronavirus. Ces opérations sont l’œuvre essentiellement de joint-ventures, qui associent des opérateurs algériens et étrangers, chose qui a créé cette dynamique de la production et de l’exportation.

Avec 6 millions de tonnes annuelles produites, le rond à béton bénéficie de quantités orientées vers des marchés externes, en exploitant cette opportunité offerte aux opérateurs de pouvoir atteindre des marchés très dynamiques et très consommateurs de ce genre de produits, comme est le cas du marché américain, européen ou africain. Des quantités de plus en plus importantes sont vendues sur ce marché à l’instar des 7500 tonnes de la production de l’aciérie Tosyali à Oran, acheminées vers la Grande Bretagne et l’Angola dès le début de l’année en cours, pour atteindre le chiffre de 10.000 tonnes en mai vendues aux Etats Unis, ou bien les 18.000 tonnes destinées le même mois au marché canadien, pour arriver à vendre dès ce mois de juin, 20.000 tonnes de la par de la société mixte algéro-qatari installée à Djendjen (Jijel) à des pays africains du Sahel comme le Mali et le Niger.

Cette dynamique d’exportation, donne une idée claire sur les capacités de l’économie nationale à créer de réelles opportunités sur des marchés demandeurs, et d’ampleur mondiale, ce qui viendrait en renfort à une situation caractérisée jusque là de vraie impasse quand il s’agit de diversifier les exportations hors hydrocarbures. Mais il faut remarquer que cette dynamique ne pouvait avoir lieu sans l’encouragement des investissements, et l’ouverture sur le partenariat avec des opérateurs étrangers, ce qui doit montrer la voie pour ce qu’il faut faire comme travail dans le sens, en libérant les initiatives touchant à d’autres domaines à fortes potentialités de création de valeurs.          

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