L’Algérie se rapproche de Desertec

Energies renouvelables

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Après plus de 10 ans de gel, le projet Desertec est désormais relancé. Le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, a annoncé que la société nationale Sonelgaz va relancer les consultations avec Desertec. 

 

Le ministre a déclaré, en marge des débats à l’APN, que «nous sommes en consultation, depuis trois mois, avec les partenaires allemands pour la préparation d’une convention permettant la mise en place d’un cadre de discussions et la relance du contact concernant le projet «Desertec». 

Il est prévu la signature d’une convention entre le Groupe public Sonelgaz et les partenaires allemands avant le mois d’avril prochain, et ce, «pour la création d’un cadre de consultations entre les deux parties sur des bases solides», a indiqué le ministre, ajoutant que l’objectif est «la réalisation de stations de panneaux solaires pour concrétiser la transition énergétique sur la base d’une haute technologie». 

Le ministre de l’Energie a affirmé que grâce «à la grande expérience des Allemands dans ce domaine, la coopération sera dans l’échange d’expertises et de la formation des jeunes Algériens dans l’utilisation des nouvelles technologies en cette matière».

La relance du projet Desertec a été entamée en réalité en décembre dernier à l’occasion de la visite d’une délégation de Sonelgaz à Berlin, en Allemagne. «Afin de renforcer les capacités de production d’énergies d’origine renouvelables et mieux les intégrer dans le système électrique algérien, le secteur de l’énergie ambitionne de développer des axes de coopération avec DII Desert Energy dans le domaine des Energies Renouvelables (EnR)», avait précisé le ministère de l’Energie dans un communiqué. Selon le ministère, les objectifs principaux de cette coopération portent sur l’initiation et la réalisation des études techniques et économiques pour mieux profiter des potentiels solaires et éoliens et généraliser les EnR, la promotion des projets communs de développement des EnR au niveau national et international et la promotion en commun de la recherche dans le domaine de la fabrication, de l’installation, de l’exploitation et du stockage des EnR.

La volonté de coopération entre les Algériens et les Allemands «se traduira, dans une perspective de court terme par la signature d’un mémorandum d’entente entre les acteurs nationaux du secteur de l’énergie et cette organisation», ajoute le ministère. Le ministère souligne que dans le cadre de la politique du gouvernement de développer les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, un programme «ambitieux» de production de 5 600 MW d’ici 2027 a été lancé par le secteur de l’énergie.

Cet «important et ambitieux programme sera réalisé avec des entreprises algériennes et en partenariat avec des sociétés et compagnies possédant le savoir-faire et les dernières technologies en la matière qui permettent la réduction des coûts», a-t-on souligné.

Né en 2008, comme un vaste programme de construction de centrales solaires et de fermes éoliennes dans les déserts du pourtour méditerranéen, le programme Desertec s’est perdu en route. Initialement, un consortium international devait s’occuper du projet. Deux entreprises algériennes, à savoir Sonelgaz et Cévital, devaient faire partie du programme. Mais «des dissensions internes entre les partenaires industriels et la fondation responsable du projet, avaient mené, en 2013, à une scission», indique un site spécialisé. «Cette vision de production photovoltaïque exportée vers l’Europe est dépassée. Desertec, un réseau de travail centré sur l’Afrique sub-saharienne, avec deux volets : le renforcement des infrastructures réseaux et le développement de solutions autonomes, hors réseau, couplées à des stations agricoles pour augmenter les ressources», avait expliqué Charles Ifrah, président de l’Alliance Desertec.

Par Essaïd Wakli

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