«L’Algérie, un partenaire extraordinaire pour l’Italie»

Manlio Di Stefano l’a souligné hier à Alger

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Par Zahir Radji 

L’Algérie et l’Italie veulent consolider leurs relations bilatérales et de les élargir à tous les domaines.  Le Secrétaire d’Etat au ministère italien des Affaires étrangères,  Manlio Di Stefano a qualifié l’Algérie de partenaire extraordinaire pour son pays l’Italie et pour la méditerranée.  « Nous partageons d’énormes perspectives possibilités et histoire», a-t-il souligné hier à Alger.

Et d’ajouter : « L’Algérie est un pays avec lequel nous avons d’excellents rapports aussi bien politiques que commerciaux, un pays qui contribue d’une manière réelle à des chapitres très importants pour l’Italie comme l’approvisionnement énergétique et la gestion de la méditerranée en terme de sécurité et richesse». Des déclarations qui confirment la profondeur de relations politico-économiques entre les deux pays.  

Le Sécuritaire  d’Etat au ministère des AE,  Di Stefano a réitéré l’importance «stratégique» de l’Algérie pour l’Italie. «Nous avons des rapports extraordinaires avec l’Algérie du point de vue économique, politique et sociale. Cette rencontre vise justement à renforcer ce type de relation», a-t-il soutenu lors de sa rencontre avec le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, en  assurant que de grandes possibilités de coopération sont offertes pour les deux pays dans l’avenir.

Les deux ministres se sont entretenus sur les moyens de densifier la coopération énergétique entre les deux pays notamment dans le domaine des énergies renouvelables.  «Nous souhaitons développer notre coopération avec l’Italie dans le secteur de l’Energie, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables qui ont occupé une part importante de nos discutions aujourd’hui», a déclaré M. Attar à la presse à l’issue de son audience avec M. Di Stefano. 

Pour sa part, le SG du ministère des Affaires étrangères Chakib Rachid Kaid a souligné que cette visite de M. Di Stefano permet de faire le point sur l’ensemble des dossiers de coopération politique et économique bilatérale. Dans ce contexte, a-t-il dit, «nous avons déjà envisagé les principes échéances bilatérales de haut niveau, dont le dialogue stratégique bilatéral, le comité bilatéral de suivi, la réunion bilatérale de haut niveau ainsi que le Forum d’affaires». 

Il est à noter, par ailleurs, que cette visite a été une occasion pour l’installation du  comité technique conjoint chargé de la délimitation des frontières maritimes entre l’Algérie et l’Italie. M Rachid Kaid a qualifié l’installation de ce Comité technique d’étape «fondamentale», ajoutant que la délimitation des zones économiques exclusives de la méditerranée «ne peut que passer par la concertation entre des pays voisins».

«Nous partageons un espace petit mais riche et au lieu que cette mer divise elle doit plutôt unir», a fait savoir, dans ce cadre, M. Di Stefano  notant que l’Italie et l’Algérie «n’ont besoin d’aucun facteur d’incompréhension».

Ce comité qui, présentement, en réunion-négociation, est «appelé, à terme, à fixer les frontières maritimes entre nos deux pays, dans le prolongement des excellentes relations politiques et économiques qui unissent traditionnellement l’Algérie et l’Italie», a expliqué M. Kaid.  Le même responsable a saisi l’occasion pour exprimer la satisfaction du gouvernement algérien pour le lancement de ce processus de négociation, qui est, selon lui «le fruit de la concertation bilatérale régulière et décision politique arrêtée au plus haut niveau de nos deux Etats au cours de la visite en Algérie du président du Conseil des ministres italien M. Guiseppe Conte».

Rappelons qu’en février dernier, l’Algérie avait été accusée par par l’ancien président de la région Sardaigne en Italie, de s’être emparé d’une zone maritime près de cette région faisant partie des eaux internationales. 

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