Lancement d’une campagne de plantation du safran

Tizi Ouzou

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Initiée par la CAW en collaboration avec l’association nationale des producteurs de safran (ANPS), cette campagne, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion de la culture du Safran à travers la wilaya, concernera les localités de Beni-Yenni au sud de la wilaya, Timizart à l’est et Makouda et Tigzirt au nord.
«En plus des conditions climatiques favorables à la culture de cette plante, celle-ci ne nécessite pas de grandes superficies, ce qui cadre avec la réalité géographique de la wilaya qui se caractérise par des petites parcelles, notamment dans les régions montagneuses», explique M. Saidani, qui indique qu’«une superficie de 200 mètres carrés suffit pour avoir une plantation rentable.» Dans ce sillage, et «considérant la réalité sociologique et géographique de la wilaya, la culture de cette plante peut constituer un créneau d’emploi pour la femme rurale», ajoute-t-il, soulignant, à ce propos, qu’«une plantation a déjà été réalisée dans la localité de Yakouren, à l’est de la wilaya, en collaboration avec l’association locale de la femme rurale.»
M. Saidani a rappelé également qu’une première safranière d’expérimentation a été installée l’année écoulée à Draâ El-Mizan, au sud-ouest de Tizi Ouzou, un séminaire et une formation pour une cinquantaine de personnes ont été organisés, observant que cette culture, devenue une filière à part entière, «prend de plus en plus de l’ampleur.» Pour sa part, Amir Beladel, délégué local de l’ANPS considère que la wilaya de Tizi Ouzou «peut constituer un pôle important pour la culture du safran au vu, notamment, de son relief montagneux qui est favorable au développement de cette plante.»
Le safran, explique-t-il, «se développe mieux en altitude, entre 600 et 1 500 mètres, et a aussi besoin des phénomènes climatiques, froid, neige, verglas, précipitations pluviométriques stables et de chaleur en été. Des éléments tous réunis qui favorisent la floraison des bulbes de safran et leur éclosion.» La qualité de la terre, «pas trop traitée, notamment en région montagneuse, est aussi un élément favorable pour cette culture, au même titre que l’olivier ou le figuier», soutient M. Beladel.

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