Le baril de pétrole frôle les 45 dollars

L’espoir d’un vaccin contre la Covid 19 «booste» les cours

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Par Arezki Louni/ Agences

La reprise de l’activité économique et l’espoir d’un vaccin de la Covid-19, après l’annonce de la réussite par l’université d’Oxford de ses premiers essais, n’ont pas manqué de booster les prix du pétrole. 

 

Selon les experts, cette tendance va se poursuivre au cours du deuxième semestre de cette année, et le prix du baril de pétrole pourrait frôler les 60 dollars et même plus. Hier, les prix du pétrole ont nettement progressé, atteignant un record en quatre mois et demi. Propulsé par le plan de relance européen, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 44,23 dollars à Londres, en hausse de 2,20% par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI pour le mois d’août, dont c’est le dernier jour de cotation, progressait de 2,03% à 41,64 dollars. La semaine passée avait vu les cours des barils de référence rester quasiment inchangés, le Brent ayant cédé 0,2% et le WTI ayant grappillé 0,1%. Le marché du pétrole est comme «paralysé», estime Tamas Varga, analyste de PVM, évoquant la fourchette restreinte dans laquelle évoluent les cours de référence depuis plusieurs séances, comme «si les investisseurs financiers étaient partis en vacances». Pour expliquer cette embellie financière après des séances plutôt calmes, les analystes mettent en avant l’accord sur le plan de relance âprement négocié depuis vendredi et signé hier à l’aube par les 27 Etats membres de l’Union européenne. Ce dernier prévoit 750 milliards d’euros d’aide pour sortir l’UE du marasme économique provoqué par la pandémie de la Covid-19, finalement répartis en 390 milliards de subventions et 360 de prêts. Les investisseurs européens, qui ont trouvé les raisons d’espérer avec les résultats encourageants des projets de vaccin contre la Covid 19, disposent d’un autre atout, notamment après l’accord conclu apprenant que leurs dirigeants ont conclu un accord de relance économique, accompli par les pays membres de l’Union européenne. Par ailleurs, après la décision de l’Opep+ la semaine passée, les acteurs de marché «ne disposent plus que de deux types d’information : d’abord le niveau hebdomadaire des stocks de pétrole américains, et de l’évolution de la pandémie de la Covid-19, qui est le principal facteur déterminant de l’évolution des cours du Brent.  Côté offre, une partie des incertitudes qui planaient en début de semaine dernière, a été levée par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, qui ont décidé mercredi de maintenir la marche de l’allègement de leurs coupes volontaires de production de brut. Elles passeront de 9,6 millions de barils par jour (mbj) actuellement, «à un total de 8,1 à 8,2 mbj en août». 

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