Le FMI pessimiste quant au sort de l’économie mondiale en 2021

Révisant les chiffres de la croissance à la baisse

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Par Abdelkader Mechdal  

La reprise de l’économie mondiale aura besoin de plus de temps que prévu. C’est la conclusion à laquelle est arrivé le Fonds monétaire International, en révisant à la baisse ses prévisions pour l’évolution de l’économie mondiale, considérant que l’année prochaine 2021 ne sera pas l’année du rétablissement de la situation, et que des risques persistent concernant la mobilité des facteurs de production à travers le monde, ce qui aura un effet de freinage sur la reprise attendue par les pays du monde.

        

Le rapport du FMI, en élaboration pour parution le mois de juin, va abandonner sa supposition initiale lancée au mois d’avril de l’année en cours, qui a posé une probable reprise économique mondiale de l’ordre de 5.8% pour l’année  2021, en considérant que les effets de la pandémie du Covid-19 sur les secteurs d’activité à travers le monde sont plus durs que ce qui était attendu, reflétant les difficultés de la reprise que rencontrent les économies clés dans le monde, à leurs tête la Chine et les Etats-Unis d’Amérique. 

Dans des déclarations de la directrice générale du FMI, Mme Kristalina Georgieva, à l’agence Reuters, elle estime que les difficultés sont liées à l’étendu de la pandémie mondiale qui a pu peser lourdement sur les moyens dont disposent les grandes économies du monde, puisque la fermeture généralisée des entreprises a engendré une situation délicate en relation avec un besoin pressant de garantir un niveau de vie consolidé,ce qui a canalisé des dépenses énormes pour soutenir la consommation et couvrir les risques liés aux emprunts des entreprises en difficulté. Malgré donc la mobilisation des ressources, si nécessaires pour l’économie, qui ont dépassé plusieurs trillions de dollars à travers le monde, cela n’a pas suffi pour le retour à l’activité et dans des niveaux qui pourraient aider au dépassement de récession économique mondiale.

Un autre problème, qui met le FMI dans le pessimisme, est en relation avec les craintes quant au protectionnisme qui pourrait jouer contre le rétablissement, si l’attitude des grandes économies allait dans le sens de la fermeture des frontières devant les flux de marchandises et des capitaux, dans le sens où des pays comme les Etats-Unis auront à garder cette tendance à protéger leur économie nationale, créant ainsi des contraintes devant une meilleure reprise, tant que les économies, qui seront touchées par ce genre de restrictions, vont réagir par des procédures similaires, ce qui freinerait la croissance de l’économie mondiale.

Pour le FMI, de plus en plus de pays ont eu besoin de son aide financière urgente, puisque 56 pays ont pu bénéficier, dès le mois de mars passé, de financements et quelque 47 autres pays ont exprimé leur besoin dans le sens, pour porter à 21 milliards de dollars l’intervention du FMI, en appliquant des taux d’intérêt bonifiés. Comme il est question d’aider les pays à faibles économies de couvrir leur service de la dette, dans un soutien visant le maintien de leurs moyens de résistance à la conjoncture difficile au temps du Covid-19.

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