Le gouvernement Bedoui lance un signe positif au monde des affaires

Dégel de projets industriels

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Un signal positif est constaté dans le monde des affaires, avec une ouverture affichée de la part du gouvernement Bedoui, pour corriger la situation qui touche à des projets industriels en souffrance, ce qui pourrait être considéré comme un fer de lance pour la facilitation de la réalisation de nombreux projets stratégiques, en termes de soutenance d’une croissance économique en péril depuis déjà plusieurs années. Une solution qui aura à rétablir la confiance, dans un marché rongé jusque-là par des passe-droits affectant négativement la décision d’investir.

D’une façon générale, pas mal d’interventions sont constatées de la part du gouvernement qui fait dans le rétablissement de la relation de confiance quant à la bonne application de la réglementation régissant le monde des affaires, mais pas seulement, puisqu’un tas de décisions pour faciliter l’obtention des droits, de la propriété par exemple, au profit des entreprises et du grand public, ont été prises avec l’établissement d’échéances pour la concrétisation de la remise des documents officiels, ce qui est en soi un bon départ pour le retour à la normale dans les relations entre les agents économiques du pays.

Avec un niveau de croissance faible ne dépassant pas les 2%, et en prévision qui va perdre de vitesse selon les institutions financières internationales, en plus de l’augmentation permanente du taux de chômage qui a grimpé, du niveau historiquement le plus bas qu’a connu l’Algérie qui est de 9.6%, à presque 13% actuellement, la constatation est de nous faire rappeler ce mal qui s’étend dans le temps, qui n’est en fin de compte que le résultat d’un modèle économique issu d’un choix public très restrictif en matière de liberté d’entreprendre, ce qui est une caractéristique de cette volonté étatiste de s’ingérer dans le monde des affaires, faisant dans la contre-performance, sans vouloir de s’en débarrasser.

Ce modèle, qui s’entêtait à vouloir construire la croissance en se basant sur les seuls moyens financiers de l’Etat, a fini par ancrer l’habitude de gaspiller les ressources financières rares, surtout celles obtenues de la vente du brut, tant que la dépense publique établie à l’occasion de chaque loi de finances, fait de la négligence de faire fructifier un gisement inépuisable, qui est celui de l’entreprise pour ce qui est du monde de la production, et aussi le moteur de l’activité économique qui devrait être dirigée vers cette entreprise, qui n’est que la consommation. 

Les potentialités dans le domaine de l’investissement privé national et étranger, en attente de concrétisation, allant de l’industrie, de l’agriculture, du transport jusqu’au renouvelable et les nouvelles technologies, sont énormes pour un pays en mal de performance économique depuis des décennies, ce qui rend incompréhensible ce maintien d’un modèle d’organisation créateur de crises répétées et sans cesse, et affecte négativement le moral des opérateurs. Ces derniers, au moins pour les plus engagés d’entre eux, qui ont souffert de l’intervention discriminatoire en faveur d’une oligarchie qui a su faire du business malsain, avec la complicité flagrante des commis de l’Etat, ce qui a fait perdre à l’Algérie la chance d’émerger comme ça a été le cas dans des pays beaucoup moins dotés de ressources qu’elle.

Abdelkader Mechdal

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