Le gouvernement devant une tâche complexe

Conditions de la relance économique

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La révision attendue des textes réglementaires, encadrant l’investissement, est une occasion pour mettre en avant, le besoin des porteurs de projets à plus de liberté d’action sur le marché, et bien sûr, surtout avoir affaire à des instances de plus en plus spécialisées, pouvant faciliter la concrétisation des projets selon des normes internationales.

 

C’est la ligne de conduite qui doit être observée par les pouvoirs publics, dans le sens où l’économie nationale est en phase de rattrapage dans pratiquement tous les domaines d’activité, chose qui fait monter la barre du besoin pressant à l’efficacité de l’intervention publique, pour ne pas tomber dans les schémas bureaucratiques dont a souffert tout le pays, à travers une sélection de réformes et de réforme des réformes. Une situation si délicate pour une économie, au point que les opérateurs économiques, du moins les plus engagés d’entre eux, n’en croient plus aux déclarations et attendent des concrétisations bien ficelées dans le temps, de ces intentions d’aller vers une meilleure prise en charge de leurs besoins, qui ne sont en fait que de les laisser travailler.

En fait, la question, qui revient à l’esprit depuis la première réforme des années 1990, de passage à l’économie de marché, est de savoir si tous les investisseurs auront vraiment besoin d’aide de la part de l’Etat pour réaliser leurs projets. Si pour certains, qui ont à monter des affaires sans avoir des moyens financiers conséquents, mais qui proposent des niveaux de rentabilité théorique assez élevés, ils vont essayer de se rattraper en se référant aux facilités et avantages qu’accorde la loi sur l’investissement, d’autres investisseurs professionnels qui sont ancrés dans leur activité surtout ceux exerçant sur des marchés concurrentiels, n’ont pas besoin du tout de passer par mille chemins pour passer à la réalisation de leurs projets, ce qui veut dire qu’ils n’ont rien à faire avec toute cette organisation basée sur les gains financiers sous forme d’exonération monétaire et fiscale.

Alors, qu’est-ce qui peut capter des investisseurs importants pour l’économie nationale hors ce qui est proposé comme avantages dans la loi sur l’investissement ? Pour la Banque mondiale, il est d’importance que de se positionner dans la dynamique régionale et de sortir de cette idée si restrictive qui est celle de penser les actions de la politique économique en se référant au seul marché national. La dimension du marché est très importante pour convaincre les investisseurs potentiels, surtout étrangers à monter des projets sur le sol algérien. Il y a aussi, le taux de croissance qui doit donner une idée sur les opportunités d’affaires que recèle l’économie nationale, en plus du niveau d’instruction de la main-d’œuvre. 

La comparaison se fait à partir d’une réalité d’une dynamique économique en plus, bien entendu, des facilités réglementaires qui doivent s’adapter avec ce qui se passe à travers le monde. Tout est relatif, et rien ne se fait au hasard, pour dire la complexité de la tâche d’un gouvernement qui annonce des ambitions assez poussées pour faire face au besoin de revenir à de meilleures conditions de la croissance.

Par Abdelkader Mechdal

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