Le gouvernement doit baisser la pression fiscale sur les entreprises

Loi de finances complémentaire 2020

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Au temps de cette grande crise financière et économique que connaît le globe tout entier, la tendance mondiale s’oriente vers l’application de plans de relance au coût de centaines de milliards de dollars par pays, dans le souci de soutenir un secteur économique à bout de souffle. 

 

Dans ces conditions, l’Algérie aura besoin de revoir les premières idées posées par l’exécutif, pour l’élaboration de la loi de finances complémentaire, qui tablaient sur plus de recouvrement des impôts et des créances pour financer le manque à gagner de la fiscalité pétrolière.

Donc, la tendance mondiale est de passer vers l’application de mesures incitatives au secteur économique qui passe officiellement selon l’Organisation de la coopération et de développement économique (OCDE), à la récession et ce, en relation avec la croissance économique mondiale qui tombe sous la barre de 3%, et qui risque de dégringoler un peu plus sous l’effet du coronavirus, qui s’est étendu à l’Union européenne, ce qui pousse cette Organisation à réviser ses chiffres annoncés juste le 2 mars en cours à la baisse, pour indiquer que la croissance mondiale peut tomber à 1.5% seulement l’année en exercice. 

Les incitations préconisées vont toutes dans le sens de baisser la pression fiscale sur le monde des entreprises, ainsi que de lui porter de l’aide financière directe, comme une garantie sur leurs dettes auprès des banques. Et plus que ça, les Banques centrales ont fait sortir leur arme monétaire pour réviser à la baisse les taux directeurs, ce qui signifie mettre plus de ressources financières au profit des investisseurs, en plus des garanties consenties par l’Etat sur les crédits à octroyer, ce qui pourrait maintenir un niveau d’aide important au profit des entreprises.

Dans ce sillage, la loi de finances complémentaire en Algérie doit copier ce genre de mesures au profit d’un secteur économique peu développé et très dépendant des approvisionnements en intrants de l’étranger, sachant que le premier fournisseur du marché algérien qu’est la Chine de l’ordre de 9 milliards de dollars pour l’année passée, est en pleine crise et l’arrêt de ses usines a provoqué les conséquences néfastes qu’on enregistre sur l’économie mondiale. Dans ce cadre là, la première intervention de la part de la Banque d’Algérie, en révisant à la baisse son taux directeur, est un pas très important pour encourager l’octroi des crédits, mais qui paraît insuffisante avec l’augmentation du risque lié à l’arrêt de certaines activités en relation avec la propagation du coronavirus comme le transport , la grande distribution, l’hôtellerie et la restauration. En plus des difficultés que rencontre le secteur productif à maintenir un niveau de production qui puisse couvrir ses coûts. A partir de cette réalité, les concepteurs de la loi de finances complémentaire 2020, auront tout le mal à maintenir le niveau de la pression fiscale existante, puisque c’est tout à fait le contraire qui doit se faire, c’est-à-dire passer à des allégements pour encourager l’activité économique en temps de grande crise.

Par Abdelkader Mechdal        

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