Le gouvernement explique sa copie

Industrie de montage

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Par Essaïd Wakli

Après des mois de réflexion, le gouvernement est sur le point de finaliser le projet de loi, tant attendu, consacré aux activités de montage automobile. 

 

Lors d’une réunion du Conseil des ministres, tenue dimanche, le chef de l’Etat a de nouveau pressé le gouvernement d’adopter le nouveau cahier des charges concernant les activités de montage automobile et des appareils électroménagers. Après une communication du ministre de l’industrie, Abdelmadjid Tebboune a tracé les grandes lignes de ce que devra être la réglementation régissant le montage automobile et des appareils électroménagers. Il a notamment plaidé pour la «stabilité à donner au dispositif légal à mettre en place», comme décidé précédemment, en lui «conférant une durée de vie d’au moins 10 ans». «Tout texte réglementaire à ce sujet doit être étudié sérieusement en veillant à ce que ses dispositions ne soient pas liées à des considérations de conjoncture ou à des intérêts particuliers».

En plus du montage automobile, le ministère de l’Industrie prépare un projet de loi sur l’utilisation d’usines usagées. Dans ce segment, le président de la République a insisté sur la nécessité de veiller à s’entourer d’un certain nombre de garanties consistant en viabilité de l’outil de production acheté. Ces équipements doivent être «acquis ou produits en main, et n’ayant pas servi plus de cinq (05) ans au jour de son acquisition.»

Le matériel acheté «doit être capable de contribuer à la production de valeur ajoutée et à concourir à la création d’emplois», a également ajouté Abdelmadjid Tebboune qui a ajouté que «toute opération dans ce cadre doit se faire après une étude approfondie a priori et qui soit réalisée avec des bureaux d’études et de compagnies d’assurances connues, sans perdre de vue le besoin d’expertise de pays tiers». «Il convient aussi de prendre la décision de rendre, d’une manière ou d’une autre, l’outil de production importé incessible pendant une durée qui soit au minimum de cinq années», a ajouté Abdelmadjid Tebboune.

S’agissant de l’importation de véhicules neufs, le processus «doit se faire au niveau national, il sera le fait d’opérateurs nationaux et doit inclure un réseau national efficient et professionnel de service après-vente », précise le chef de l’Etat qui poursuit qu’en «ce qui concerne les opérateurs étrangers, il conviendra de prendre un texte ultérieur qui régira leur intervention dans ce secteur».

Le président de la République a enfin instruit le ministre des Finances sur ce chapitre à l’effet de prendre des mesures fiscales et douanières destinées à l’encouragement de l’importation des véhicules électriques. « Pour le montage des produits électroménagers, l’intégration de rigueur doit rester celle de 70%, qui doit se faire dès la première année. Pour ce qui est du montage de véhicules, le processus doit démarrer avec un taux d’intégration de 30% au minimum. L’objectif, in fine, étant de parvenir, a conclu le Président de la République, à créer un process complet, avec au bout, une industrie mécanique véritable», recommande le président de la République. «S’agissant, enfin, du 5e texte relatif à la sous-traitance industrielle, le chef de l’Etat a décidé de programmer son examen lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres», a conclu Abdelmadjid Tebboune.

 

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