Le marché sera à l’équilibre dans deux mois

Pétrole

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Par Zahir Radji

Une bonne nouvelle pour les pays producteurs du pétrole. Les cours du pétrole se redressent et repartent à la hausse ce mois-ci. En effet, après plus de trois mois de déséquilibre entre l’offre et la demande pétrolière, le marché sera à l’équilibre dans les deux prochains mois, a prédit hier le ministère russe de l’Energie.

 

Dans une note publiée hier, mardi, le troisième producteur d’or noir du monde s’est félicité des dernières performances du baril depuis l’entrée en vigueur de la décision de réduire l’offre de 9,7 millions de barils par jour jusqu’à fin juin.

En effet, avec le déconfinement progressif, Moscou s’attend à ce que la demande de pétrole s’améliore en mai, et note que «nous assistons déjà à des changements majeurs dans l’approvisionnement mondial, avec des réductions de production intentionnelles ou non. Celles-ci atteignent actuellement près de 15 millions de barils par jour». L’excédent mondial de brut, selon le ministère russe de l’Energie, se situe encore entre 7 et 12 millions de barils par jour. 

Cette étude russe arrive alors que les pays engagés dans l’effort de réduction préparent une conférence sur la manière de mieux contrôler leurs efforts communs pour stabiliser le marché. La rencontre, qui se tiendra par vidéoconférence, aura lieu dans deux semaines.

Le ministère russe a fait aussi savoir qu’il espère que les grands producteurs de pétrole, tels que les États-Unis, le Canada et la Norvège, procèdent également à des réductions supplémentaires. 

Il est à noter également que depuis l’entrée en vigueur de l’accord historique de réduction des quotas de production de 10 millions barils/jour depuis le début mai courant, les prix du brut repartent à la hausse, portés notamment, par le déconfinement progressif des économies, la reprise de la demande et les limitations de production. Hier, mardi, ils se sont stabilisés en dessus de la barre des 35 dollars.

Le prix du Brent, à Londres affiché, hier aux environs de 09h00 du matin, 36,19 dollars le baril, avec une augmentation de 1,86%. Le prix du baril américain du WTI s’est stabilisé, quant à lui, à 34,28 dollars, soit une hausse de 3,10%.

Cette tendance à la stabilisation du marché intervient suite aux décisions de l’Opep+ qui consiste à la réduction de la production. Le prix du baril de WTI américain (Pétrole-US Brut Léger) est en hausse de 1,7% à 34,24 dollars (contrats de juillet), celui de Brent européen grimpe au même rythme à 36,14 (cours CFD).

«Le WTI s’échange à environ 35 dollars ce matin et continue à présenter des perspectives haussières tant qu’il évolue dans son canal. La prochaine résistance sera le plus haut du 11 mars à 36,59 dollars», a commenté, Valentin Aufrand, analyste technique de marché.

Et d’ajouter : «L’or noir profite du regain d’appétit au risque des opérateurs alors que l’Europe, les Etats-Unis et l’Asie continuent d’assouplir leurs mesures de déconfinement». Ces derniers jours, les cours de l’or noir, qui ont grimpé d’environ 10 dollars : une chute hebdomadaire sans précédent des stocks de brut aux Etats-Unis (-4,983 millions selon l’EIA), assortie d’une nouvelle baisse du nombre de plateformes de forage en activité, ont confirmé à la fois la demande de la reprise américaine, grandement portée par celle du trafic routier, et une production à venir sous contrôle.

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