Le mode de gouvernance appelé à faire face au gaspillage

Utilisation des ressources publiques

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Parmi les éléments de faiblesse dans la gestion publique, il y a lieu d’insister sur l’utilisation de la dépense de l’Etat comme outil de développement  économique, puisque l’argent mobilisé à l’occasion de chaque loi de finances, est destiné essentiellement à soutenir l’investissement public, dans sa phase renouvellement des moyens de réalisation des projets, c’est-à-dire l’équipement des différents secteurs d’activité. 

 

Le problème soulevé par le Président Tebboune, en marge de sa rencontre avec les walis, a pris le qualificatif bien précis qui est celui du gaspillage, vu que beaucoup de dépenses engagées ne sont pas justifiées, chose qui fait que des disponibilités financières sont dépensées sans avoir d’impact sur le vécu des citoyens, et au même temps que des localités des fois pas loin de la capitale, souffrent le martyre, à cause du manque flagrant des conditions de vie décente. Une situation qui va à l’encontre de tout objectif de la politique de l’Etat dans le domaine de l’amélioration du niveau de vie et de stabilisation des populations dans les différents territoires. 

A vrai dire, il n’y a pas de développement sans la création de projets économiques et sociaux au niveau local, en jouant sur un équilibre dans le domaine entre les régions, et ce, dans un but ultime qui est celui de dynamiser le territoire et créer les conditions d’attirance pour les populations et des porteurs de projets. Dans ce sens, il faut que l’engagement financier de l’Etat soit interprété en constatant la réalisation de l’effet multiplicateur au niveau local, ce qui veut dire que les régions auront dans une étape après celle faite par l’Etat, la possibilité de créer des revenus indépendamment de toute aide publique, en se basant sur l’activité économique créée dans ces régions. 

C’est ce qu’on peut qualifier de durable, comme démarche au profit de la diffusion du développement, avec cette possibilité de pouvoir générer des revenus à partir d’une activité locale, et que le niveau de vie des citoyens soit affecté positivement, se traduisant en plus et meilleure consommation, ce qui booste la demande comme élément moteur de l’investissement, tant public que privé, et passer ainsi à des niveaux plus importants de l’offre, ce qui mène à l’installation d’une nouvelle économie.

Mais, est-ce suffisant d’avoir plus de moyens de production pour parler de réussite ? Là, il faut toujours revenir, dans un pays comme l’Algérie au problème initial qui est celui de la gestion des deniers publics, surtout si une amélioration économique se fait enregistrer au même temps que les grands services publics et l’environnement des individus et des entreprises ne suivent pas. La problématique liée à la gouvernance devient entière, tant que la dépense publique garde cet aspect d’une mauvaise utilisation et dans des circonstances très délicates que traverse le pays avec cette chute des revenus en relation avec les hydrocarbures, chose qui devient intolérable que de garder un mode de gestion gaspilleur de ressources, comme a toujours été dans l’expérience algérienne.

Par Abdelkader Mechdal

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