Le pétrole à des niveaux historiques

Energie

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Par Essaïd Wakli

Après une chute historique durant les premiers mois de l’année, le pétrole reprend des couleurs. Les prix de l’or noir ont grimpé hier jusqu’à 40 dollars à Londres. 

 

Ceux du panier de l’Opep ont dépassé 35 dollars. Le panier de l’Opep, constitué de prix de référence de 14 pétroles bruts a poursuivi sa hausse pour le deuxième jour consécutif de cette semaine en frôlant les 35 dollars, selon les données publiées hier par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. 

Ce panier de référence de l’Opep (ORB), qui comprend notamment le pétrole algérien (le Sahara Blend), a progressé à 34,95 dollars le baril mardi après avoir débuté la semaine en cours à 33,68 dollars. 

En comparaison au mois d’avril dernier, la valeur de l’ORB avait baissé de 48% ou 16,26 dollars, pour s’établir à 17,66 dollars le baril, le point mensuel le plus bas depuis décembre 2001, selon le dernier rapport mensuel de l’Opep. Les 23 pays signataires de la déclaration de coopération entre Opep et non Opep ont entamé le 1er jour le deuxième mois de l’application de l’accord de baisse de production, conclu lors des réunions extraordinaires de l’Opep tenues les 9 et 12 avril dernier, qualifiés d’historiques».

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 39,99 dollars à Londres en milieu de matinée d’hier, en hausse de 1,06% par rapport à la clôture de mardi. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet gagnait de son côté 1,55%, à 37,38 dollars. La veille, ils avaient tous deux terminé en hausse de plus de 3%. Les investisseurs «misent sur une reprise rapide des économies», a estimé Carlo Alberto De Casa, analyste pour Activtrades, un site spécialisé. «Ce scénario, conjugué aux attentes d’une prolongation de la réduction de la production des membres de l’Opep (et de leurs alliés, ndlr), fait monter les prix du pétrole», a-t-il ajouté.

Pour parvenir à ces prix, Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs partenaires, dont la Russie, doivent décider s’ils prolongent cet été la réduction de leur production aux niveaux convenus pour mai et juin afin de soutenir les cours durement affectés par la chute de la demande entraînée par la pandémie du Covid-19. Un total de 9,7 millions de barils par jour (mbj) sont retirés du marché depuis le 1er mai, selon l’accord Opep+ du 12 avril, mais ce volume doit être ramené à 7,7 mbj à compter du 1er juillet. 

L’Organisation, dont le prochain sommet est toujours officiellement prévu les 9 et 10 juin, n’a pas communiqué sur une éventuelle avancée de sa réunion à cette semaine, évoquée depuis dimanche par plusieurs observateurs de marchés.

Les nouveaux prix du pétrole vont arranger les affaires du gouvernement algérien qui a tablé sur un prix de référence de baril du pétrole à 30 dollars lors de l’élaboration de la loi de finances complémentaire pour 2020. Une baisse a été rendue obligatoire par la chute des prix du pétrole à cause de l’épidémie du Covid-19. Initialement, le prix de référence était de 50 dollars. Mais les autorités ont été obligées de réduire de 50% le budget de fonctionnement de l’Etat. Tous les projets non encore lancés ont été reportés, affirment les autorités.

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