L’eau coûtera plus cher

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En 2018

Décidé sujet sensible, le problème de l’eau est une préoccupation majeure, tant pour les Algériens (consommateurs), que pour les différents gouvernants. L’adéquation était difficile à trouver, entre réajustement des prix et maintien de la paix sociale. M. Necib vient de trancher et la décision est tombée comme un couperet Les Algériens vont payer l’eau plus cher en 2018.


Les différents ministres que se sont succédé au ministère de l’Hydraulique ont toujours affirmé qu’il y avait un décalage entre le prix proposé à la vente de l’eau et sa production. M Necib actuel ministre des Ressources en eau a souligné qu’il était nécessaire de réajuster le tarif actuel de l’eau pour préserver cette ressource dont la mobilisation coûte cher à l’Etat.

En effet, celui-ci a déclaré qu’une hausse de la tarification de l’eau potable n’est pas exclue à l’avenir, au cours d’un point de presse tenu en marge de sa visite dans la wilaya où il a inauguré une série de projets relevant de son secteur.

«Une hausse du prix du mètre cube (d’eau) n’est pas exclue dans les mois à venir. Le citoyen doit savoir que ce prix est subventionné par l’Etat pour qu’il soit vendu au citoyen à un prix symbolique qui est de 20 dinars actuellement, mais le coût réel du mètre cube d’eau potable évalué par l’Algérienne des eaux (ADE) est de 60 dinars», a soutenu M. Necib en réponse à une question sur le sujet.

De tout temps les responsables de l’ADE n’ont de cesse d’appeler à cette mesure pour diminuer le gaspillage de l’eau et surtout les déperditions. Selon des sources de l’ADE, 42% du volume d’eau potable produit actuellement est facturé, le reste (58%) est réparti en 30% sous forme de pertes dans les réseaux d’alimentation et le vol à travers des branchements illicites.

Selon les mêmes sources, pour assurer un service public de l’eau, l’Etat subit des pertes énormes. Pour l’assainissement par exemple, le mètre cube d’eau épurée coûte 80 DA, le transfert d’un mètre cube d’In Salah-Tamanrasset 70DA et celui produit par le dessalement d’eau de mer 80 DA. Dans le seul secteur agricole, le programme quinquennal de réalisation d’un million d’hectares irrigués d’ici 2019 aurait besoin de 11 à 12,7 milliards de m3 en année humide (pluvieuse), alors qu’en année sèche, un appoint de 3,3 milliards de m3 serait nécessaire.

Des besoins énormes qu’il faudrait rationnaliser et payer au prix coûtant.

Pour rappel, le gouvernement va consacrer, en 2018, une enveloppe de 100 milliards de dinars dans le cadre des programmes communaux de développement (PCD), dont la priorité absolue est de booster le renouveau rural, par le biais d’une série de projets à engager, notamment l’alimentation en eau potable,

Ce budget de 100 milliards de dinars est trois fois plus important par rapport aux années précédentes, et le ministère des Ressources en eau a déjà entamé les préparatifs pour la prise en charge des 22 wilayas du pays souffrant des perturbations dans l’alimentation en eau potable.

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