L’économie en attente d’une politique publique plus agressive

Soutien à l’investissement

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Les deux grands outils d’intervention publique au profit des entreprises, par le biais des politiques financière et monétaire, sont appelés à reprendre surface, dans un contexte où l’investissement est en situation de blocage, si l’économie veut revenir à une meilleure croissance et prise en charge du besoin pressant de produire plus, et retrouver la place sur les marchés national et étranger.

 

Il est évident que le pays qui éprouve un besoin en matière de diversification, soit pour faire face à la demande interne ou bien pour assurer une meilleure présence sur les marchés externes, est devant une charge tellement lourde, pour mieux faire, après des décennies de ratage accumulant des déficits qui l’ont  mené au bord du gouffre. Les besoins de couvrir la demande interne est si importante que de faire face à la dépendance en matière alimentaire par exemple, qui touche un niveau exorbitant de 70% de la ration alimentaire des Algériens, qui est importée de l’étranger.

L’importance de la demande interne est la première clé pour renforcer la production nationale, et aller de l’avant dans les plans de substitution des importations. Mais le problème qui se pose est en relation avec les moyens existants et leurs capacités de pouvoir concrétiser de nouveaux projets, ou aller vers l’extension. Là, la question de faciliter l’investissement revient avec insistance, et ce, malgré l’existence de la loi sur l’investissement et ce qu’elle octroie comme avantages au profit des opérateurs. Une loi qui a servi auparavant dans son ensemble, des intérêts loin de servir l’économie nationale, puisqu’en parallèle, le pays a sombré dans une dépendance accrue, envers l’étranger pour couvrir la demande nationale.

Dans une logique de marché, il est d’importance que de repenser la politique de soutien à l’investissement, en se penchant sur une spécialisation des banques, existantes ou à créer, dans le financement de l’investissement. Cet outil technique de la politique monétaire fera en sorte de suggérer des solutions adéquates aux besoins des entreprises, mais non seulement, puisqu’il s’agira aussi d’assurer un accompagnement moderne aux projets pouvant soutenir l’ambition d’encourager la constitution d’une économie de l’offre, d’une part. D’autre part, il sera question que ces banques spécialisées proposent des solutions en relation avec la constitution des garanties, qui représente actuellement la contrainte majeure pour les détenteurs de projets. 

Pour ce qui est de la politique financière, c’est-à-dire la proposition de facilitation de règlement des impôts dus sur les investisseurs, il est d’importance que d’aller vers des propositions concrètes dans le cadre d’une éventuelle intervention du gouvernement, par des allégements fiscaux dans le sens d’apaiser le poids des dettes sur les entreprises, et passer à une politique plus agressive en matière d’encouragement de la création de nouveaux projets, chose qui va droit au but des objectifs défendus par le gouvernement Djerad.

 

Par Abdelkader Mechdal

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