L’économie en besoin de nouveaux piliers hors hydrocarbures

Les startups peuvent constituer l’alternative par excellence

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L’organisation attendue de la part des pouvoirs publics, en matière de renforcement du réseau national des petites entreprises et des startups, aura à faire le choix entre un modèle universel qui consiste à libérer les initiatives des porteurs de projets, et leur permettre une évolution dans le marché national et étranger, et l’autre modèle peu efficace et restrictif, qui limite leur intervention à l’espace national, freinant ainsi leur évolution possible à l’international.

 

Dans ce cadre, on s’attend à ce que le gouvernement face en sorte d’encourager toutes les activités qui puissent se tourner vers les marchés étrangers, dans le sens où le pays a besoin de mobiliser ses moyens externes, pour s’assurer de meilleurs revenus à l’exportation, et allant à terme à la diversification tant attendue qui puisse permettre une substitution effective des revenus des hydrocarbures. On ne pourra jamais comprendre une orientation qui va dans la logique qui a déjà guidé l’intervention publique, dès les années 1990, au temps de la grande réforme pour le passage à l’économie de marché, et qui a été soutenue par des politiques à peine couvertes de sens étatiste, et qui n’a fait que dans le découragement des actes qui devaient faire éclater les initiatives pour une meilleure présence du produit algérien sur les marchés étrangers.

Le plus grand problème, qui a toujours été posé, est en relation avec la restriction en matière de mobilité des capitaux et des compétences entre l’Algérie et le reste du monde, chose qui a limité l’exploitation des opportunités possibles pour le développement des entreprises algériennes les plus ambitieuses pour le travail avec les marchés étrangers. Hantées par la rareté des rentrées des devises, en s’appuyant sur un modèle rentier mono-exportateur des hydrocarbures, les autorités publiques ont pris cette habitude de restreindre le transfert d’argent et l’utilisation de la devise, même celle qui vient d’un travail propre à l’entreprise. Même logique, pour ce qui est de la rentrée et la sortie de la main-d’œuvre, qui fait ressortir une réglementation peu compatible avec le développement des compétences dans une économie qui veut ancrer son émergence.

Dans cet état de fait, les startups sont de ces entreprises qui auront besoin d’un marché ouvert et sans restriction en matière de pénétration des marchés, ce qui suppose une intervention intelligente de la part des pouvoirs publics, pour leur faciliter leur tâche. Ce genre d’entreprises est le modèle internationalisé par excellence, puisqu’il s’appuie sur les échanges sur des réseaux mondiaux permettant une meilleure utilisation des données économiques et techniques, dans le domaine de la réalisation de leurs projets innovateurs. 

Cette dynamique ne peut avoir lieu dans la limitation, mais au contraire, c’est l’ouverture en matière de réglementation qui va la booster, et donner l’élan qu’il faut à des entreprises qui assurent leur ambition de développement à travers leur présence à l’international, au point de prendre des volumes internationalisés eux aussi, pouvant constituer une opportunité pour l’émergence de nouveaux piliers pour l’économie nationale.

Par Abdelkader Mechdal

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