L’effacement des dettes n’est pas à l’ordre du jour

Assainissement du dossier ANSEJ

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Par Zahir Radji

Le gouvernement vent assainir le dossier Ansej. Des mesures sont déjà prises par la tutelle afin d’accompagner les entreprises en difficulté. Toutefois, le gouvernement ne compte en aucun moment procéder à l’effacement de la dette de bénéficiaires de ce dispositif.

 

Selon le ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des micro-entreprises, Nassim Diafat ministre de la micro-entreprise « il est inconcevable d’effacer la dette de certains jeunes, alors qu’autres bénéficiaires de ce dispositif avaient déjà remboursé une partie de leur crédit».  Il a affirmé avant-hier en marge d’une rencontre tenue au siège de l’ANSEJ à Alger que « le rééchelonnement ne signifie pas un effacement de la dette». Autrement dit, le bénéficiaire remboursera d’une manière ou d’une autre son crédit contracté auprès de la banque. M. Nassim Diafat a annoncé que des mesures prises en faveur des chefs des micro-entreprises en cas de décès, d’handicap ou de pertes enregistrées par l’entreprise suite à des catastrophes naturelles. Ces catégories de jeunes entrepreneurs seront concernées par la mesure d’effacement de la dette.

S’agissant des entreprises en difficulté, dont leurs prioritaires ne disposant pas de capitaux pour relancer leurs activités, l’Etat est prête, dira-t-il, pour rééchelonnement des dettes sur 5 ans avec un déféré d’une année et la suppression des pénalités de retard. Il y a même, ajoute-t-il, la possibilité de refinancer leur activité, en accordant de nouveaux crédits pour l’acquisition du matériel. En outre, les bénéficiaires ayant vendu leur matériel, M. Diafat a précisé que ces jeunes ne seront pas poursuit en justice, mais pas d’effacement de dette. Ils auront un échéancier de 10 ou 15 ans pour s’acquitter de leurs dettes.

Le ministre délégué a affirmé, par ailleurs, que le dispositif « ANSEJ » sera revu dans le cadre «d’une nouvelle stratégie» visant à «réaliser une approche économique» dans le domaine entrepreneurial, conformément «aux exigences du marché et du climat économique».

Il a ajouté que le changement concernera, en particulier les domaines de formation, les mesures d’accompagnement et les procédures de financement des projets dans le but de garantir les meilleures conditions de réussite à la micro-entreprise et de garantir sa pérennité.

Dans ce cadre, Mohamed Sayoud, Consultant International en Investissement Industriel a affirmé que le nouveau «doit être conduit, géré et contrôlé par des professionnels techniques ayant une grande expérience dans l’industrie et l’économie, afin de ne pas reproduire les erreurs du passé». Pour garantir la santé et la pérennité de tels investissements, ANSEJ/CNAC/ANGEM devraient lutter contre la surfacturation des prix des machines et lignes de production. Une démarche à effectuer en partenariat avec des cabinets de conseils en investissement, afin d’éviter la sur facturation et le profilage au détriment du trésor public.

L’orientation des projets doit, en outre, ajoute le même expert, selon les caractéristiques et les besoins locaux de chaque commune ou wilaya, en matière d’investissement est souvent gage de réussite.

Pour cela, «il faut mettre en pratique certaines données techniques, qui ne peuvent résulter que d’un travail d’intelligence économique, notamment en termes de législation et d’étude de marché», a-t-l indiqué dans une contribution posté sur son compte Facebook.

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